Des inquiétudes sont nourries par des bruits émanant de l'usine sidérurgique, qui est dans son ultime phase avant sa réception.Elle est déjà loin cette période où l'on avait ouvert à la hâte, à la direction de l'environnement de Jijel et à l'APC d'El-Milia, des registres sur les études d'impact sur l'environnement et la santé des projets industriels de Bellara. Rassurantes, ces études, qui n'avaient été accompagnées d'aucun débat, n'avaient prévu aucune retombée écologique et de santé, selon leurs conclusions.
Tout d'abord, il s'agit d'une centrale électrique de 1400 mégawatts, dont les travaux de réalisation, qui ont connu un grand retard, ont été lancés en octobre 2013. Deux années plus tard, c'est autour des travaux d'un méga-complexe sidérurgique d'être lancé sur le même site. L'arrivée à échéance du délai de livraison de ces projets commence à soulever certaines appréhensions au sein de la population locale. Des inquiétudes sont nourries par des bruits émanant de l'usine sidérurgique, qui est dans son ultime phase avant sa réception.
Depuis quelques jours, les habitants de la ville d'El-Milia et des riverains de cette installation industrielle, implantée, tout comme la centrale électrique, sur les rives du Rhumel (Oued El-Kébir), sur un site de 523 ha, sont réveillés par ces bruits. S'agit-il d'une nuisance sonore qui va les accompagner tout au long de leur vie ou juste d'un bruit passager qui disparaîtra à la réception de cette usine '
À cette question, aucune réponse n'est disponible en l'absence d'une réaction des responsables de ce complexe, qui produit déjà du rond à béton. Notre tentative de les joindre est restée vaine, puisqu'aucune suite n'a été donnée à l'e-mail que nous leur avons transmis. Cependant, sur les réseaux sociaux locaux, c'est l'inquiétude qui meuble les commentaires postés. En tout état de cause, en dépit de leur intérêt économique pour la région et pour le pays, ces installations ne sont pas rassurantes par certains.
Le motif invoqué est qu'elles sont implantées sur un site au beau milieu d'une ville en forme d'une cuvette, qui étouffe déjà en été de par son climat suffocant. S'ajoute à cela la peur des effets polluants de ces projets et leurs retombées sur la santé. Au-delà des inquiétudes soulevées, il convient de rappeler que le site de Bellara avait occupé, durant plusieurs années, le devant de la scène médiatique nationale, lorsqu'on l'avait retenu pour la réalisation d'une zone franche.
Après des débats, des hésitations et des visites de plusieurs délégations étrangères à ce site pour constater "les opportunités d'investissement qu'il offre", il avait fini par être annulé à l'arrivée au pouvoir de l'ex-président. Frustrés de cette annulation, les citoyens de cette wilaya n'ont guère abandonné l'espoir de voir ce site recevoir un projet d'envergure. Après une première annonce sur son choix par le gouvernement pour l'implantation de l'usine de montage des voitures Renault, les autorités centrales du pays ont fini par le retenir pour la réalisation d'une centrale électrique et d'un complexe sidérurgique.
Le transfert de l'usine de la marque au losange à Oran est cependant resté en travers de la gorge de la population locale. À ce jour, on évoque avec regret ce transfert, qui reste inexpliqué. Et même si ces deux projets ont été accueillis avec une certaine euphorie à leur annonce, ce regret revient toujours pour faire évoquer à l'opinion locale que l'industrie non polluante a été transférée ailleurs pour implanter à sa place des usines qui font d'ores et déjà peur par leurs nuisances et leurs effets polluants.
Amor Z.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amor ZOUIKRI
Source : www.liberte-algerie.com