Le rendez-vous pour le sit-in des corps communs de l'Education nationale a bien eu lieu mercredi 4 janvier, à travers les différentes directions de l'Education nationale.
C'est le cas de la région centre où ils étaient ce matin une cinquantaine de travailleurs de ce corps à se rassembler devant la direction de l'Education, située sur les hauteurs du boulevard Mohammed V, a-t-on constaté sur place. Les représentants des corps communs, en l'occurrence, les affilés à l'Union Nationale des professionnels de l'éducation et la formation (UNPEF), ont transmis leur liste de revendications au directeur de l'éducation.
L'action intervient au lendemain de la première journée de grève des corps communs qui revendiquent, entre autres, leur intégration dans le secteur de l'Education, l'augmentation de salaires avec effet rétroactif à partir de janvier 2008'
« Je travaille depuis 32 ans dans un lycée à Belcourt comme secrétaire. Jusque là je n'ai reçu que des récompenses morales. Certes c'est encourageant mais il est temps que je perçoive une récompense matérielle, une promotion et même une augmentation de salaire.», nous confie un protestataire.
Agé de 49 ans et encore célibataire, Mohamed , agent de sécurité dans un collège à Bab El Oued, regrette sa situation actuelle. «Je suis contractuel depuis 1995, je perçois un salaire de 19 000 da par mois. Sur ma fiche de paie le cachet du ministère de l'Education nationale y fait foi, mais dès qu'on se met à revendiquer notre droit à l'augmentation de salaire, celui-ci (le ministère de l'Education nationale, ndlr) nous renvoie à la Fonction publique, c'est vraiment paradoxal comme réalité. »
Notre interlocuteur enchaîne: « le directeur a bien reçu notre liste de revendications et les qualifie de légitimes mais rien de concret que des promesses ! »
Et à son collègue de poursuivre: «on est presque asservis, nous travaillons les week end, des jours supplémentaires, nous nous consacrons à des taches en plus et notre paie reste la même. On est le seul corps dans l'éducation qui reste livré à lui-même, marginalisé.»
Durant près d'une heure et demie, les contestataires étaient là et se sont séparés dans le calme sous le regard scrutateur des policiers. Déterminés mais en même temps très désabusés, les travailleurs de ce corps de l'Education se donnent un autre rendez-vous de contestation. «Tout sera décidé au niveau de l'UNPEF, on suit de près le cheminement de notre mouvement en attendant la concrétisation de nos revendications», déclare à notre adresse un protestataire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hamida Mechai
Source : www.elwatan.com