Lacunes - Attribuer des logements sans commodités pouvant assurer une vie décente aux locataires est une erreur. Ne pas exploiter les locaux des rez-de-chaussée des bâtiments en est une autre.La vie dans la cité des 1 680 logements n'est pas du tout facile en l'absence totale des commodités les plus élémentaires.
Pour n'importe quelle course, comme acheter un kilogramme de pommes de terre, les habitants sont obligés de parcourir des kilomètres. Pour illustrer les souffrances qu'éprouvent les relogés de Birtouta, un homme d'un certain âge évoque un cas : «Une femme a failli accoucher, en cours de route, pendant qu'on l'emmenait vers une clinique de Bab El-Oued.» «Ici, même les clandestins, sont inexistants. Imaginez un vieux qui souffre d'une maladie. Il mourra assurément d'un arrêt cardiaque avant d'arriver au centre de soins de Birtouta», ajoutera-t-il.
L'absence d'une structure sanitaire au niveau de cette cité, dont le début d'attribution remonte à 2010, n'est pas le seul point noir. On aurait dû au moins louer les locaux situés sous les logements, aux jeunes, ou les aménager pour abriter carrément des administrations publiques. «Depuis que nous sommes ici, nos enfants sont toujours au chômage. Ils ont pourtant des métiers. Nous sommes allés voir les responsables pour permettre à nos enfants d'en bénéficier, en vain.
Chaque responsable nous renvoie à un autre», nous dira Abdelghani un fonctionnaire du ministère de l'Habitat. Et de s'élever contre l'inexistence d'une annexe de la mairie. «C'est quand même une honte de passer une demi-journée à la mairie pour se faire délivrer un document». La scolarisation des enfants pose elle aussi un problème. Les structures scolaires ne sont pas seulement surchargées, elles sont situées loin de la cité. «Les collégiens se déplacent à pied jusqu'à Kheraïcia pour se rendre au CEM.
Soit une distance de trois à quatre kilomètres, nous apprendra un parent d'élève. A partir de la cité, la plus proche école primaire se trouve à environ deux kilomètres. Lors d'une entrevue qu'il nous a accordée, le premier vice-président de l'APC de Birtouta, M. Hamdani, a qualifié d'erreur, l'attribution des 1 680 logements sans commodités. «C'est une erreur de distribuer des logements sans commodités de vie. Finalement, c'est l'APC qui a tout encaissé», commentera-t-il.
Et d'ajouter : «Maintenant, le gouvernement, qui a tiré les leçons de cette expérience, a pris le soin de ne plus distribuer les logements sans commodités.» Et pour faire sortir la cité des 1 680 logements de son isolement, ce responsable, citera les projets en cours.
Selon M. Hamdani, des projets d'une annexe de la mairie et d'une polyclinique seront lancés incessamment. Quant à la réalisation d'une nouvelle agence postale et d'une école primaire, le choix du terrain a déjà été fait.
Selon notre interlocuteur, une crèche a été réalisée au profit des enfants de cette cité. Néanmoins, son ouverture n'est pas pour demain par «manque d'un mur de soutènement». Pour les lycéens, un lycée situé à proximité de la cité des 1 032 logements est en cours de réalisation.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D B
Source : www.infosoir.com