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CHU de Bab el Oued



CHU de Bab el Oued
Boursouflé, gondolé et présentant des lézardes par endroits depuis plusieurs années, un pan de mur (5 m de hauteur sur 10 m de longueur) de la clôture de l'enceinte du CHU Lamine Debaghine de Bab El Oued (côté sud), a cédé vendredi dernier vers midi, pendant que les fidèles affluaient vers les mosquées.Cet effondrement, qui a failli causer un drame, a produit une horrible détonation dans le voisinage, heureusement et grâce à Dieu sans faire de victimes. Il est à préciser que la négligence est imputée à la direction du CHU, dans la mesure où «son service intervenant a clôturé la partie menaçante du mur il y a deux mois, avec des feuilles de tôle en aluminium sans colmater les vides ni attirer l'attention des passants avec un panneau indiquant le danger», fulmine un habitant de la rue Omar Benaïssa.En plus, des enfants gambadaient sur la longueur du trottoir très mal protégé par l'installation de piquets et des tôles de bardage laissant apparaître de larges brèches de part et d'autre, précise-t-on. Croyant que le danger était écarté, la direction ne voyait apparemment pas l'urgence d'une réparation rapide de cette partie du mur qui a fait voler en éclats les panneaux métalliques. L'opération de réfection est renvoyée à la saint-glinglin par la direction du CHU, ne mesurant pas les conséquences d'une menace sur les piétons.Par ailleurs, à un jet de pierre de l'incident, les riverains du boulevard Omar Lounès sont indignés. Ils n'ont eu de cesse d'attirer l'attention de la direction du CHU et des services de la commune de BEO ? en vain ? sur l'état de détérioration de l'incinérateur qui vomit des écrans de fumée noire, générant des odeurs pestilentielles et une gêne respiratoire pour les habitants alentour, notamment les asthmatiques. «Nous respirons à longueur de journée et de nuit les fumées dégagées par l'incinérateur des déchets hospitaliers», dira un père de famille.Ce qui demeure pour le moins incompréhensible est que des travaux sont lancés pour réaliser ? tout près de cet incinérateur ?, un département d'oncologie, à la place, soit dit en passant, d'une résidence datant de la période turque, un patrimoine immobilier passé à la casse en mai dernier et qui, selon le premier responsable du CHU ne, représente aucune?valeur architecturale ni intérêt historique.


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