Photo : Sahel
Par Younès Djama
La décantation, au lendemain des élections locales, peine à se faire déplorent plusieurs états généraux des partis politiques en lice, alors qu'arrive à grands pas la fin de l'échéance d'installation des nouveaux élus. Au moment même où certains partis, faute d'une majorité absolue, voient leur échapper des assemblées communales en raison des alliances jugées «contre nature» entre des partis rivaux, deux circulaires du ministère de l'Intérieur, relatives aux modalités d'application de l'article 80 de la loi électorale, adressées ces tout derniers jours aux walis, viennent semer la confusion et rendent la situation encore plus irréaliste. Au lieu d'aider à l'accélération de l'installation des nouveaux maires, lesdites circulaires, qualifiées, au passage, de contradictoires, ont davantage compliqué la tâche. Des partis comme le Front de libération nationale (FLN) qui tablait jusque-là sur «au moins 1 000 communes», se met dans ses petits souliers et se voit, même, contraint de refréner ses ardeurs d'avant les élections. D'ailleurs, la direction centrale du parti de Abdelaziz Belkhadem a autorisé ses élus locaux que la «fausse lecture» du département de l'intérieur, suant à l'application des modalités de l'article 80, à saisir le Conseil d'Etat. Le cas du FLN n'est pas isolé. Plusieurs partis contactés pour avoir un bilan tout au moins partiel du nombre de communes qu'ils se sont adjugées, ont manifesté le même embarras et se sont excusés de ne pouvoir s'avancer sur une quelconque déclaration affirmative au risque de la voir remise en cause le lendemain en raison justement de l'imbroglio engendré par lesdites circulaires du département d'Ould Kablia. Une de ces circulaires portant la mention 3538/2012 adressée samedi dernier aux chefs d'exécutifs, stipule que la majorité absolue est calculée sur la base de 10+1, alors que la deuxième , envoyée 48 heures plus tard, précise que la majorité absolue est de 9,5 arrondie à 10 telle que contenue dans l'article 80 de la loi organique. Le FLN qui se trouve en être le principal, appelle à l'annulation de la première circulaire fixant la majorité à 11. Le hic dans cette histoire, estiment des élus du vieux parti, c'est que de nombreuses communes ont été installées sur la base de la première circulaire comme ce fut le cas dans la wilaya de Boumerdès, à Bordj-Ménaïel, où le maire a été élu sur la base du contenu de la première circulaire alors qu'à Boudouaou, dans la même wilaya, le président de l'APC a été élu, lundi passé, suivant une autre circulaire qui se réfère à la loi organique. Les élus de ces APC crient à l'illégalité et demandent réparation. D'autre part, Tissemsilt, Oran, Constantine' sont, également, concernées par cette problématique. Qu'à cela ne tienne, si les résultats ont fait le malheur des uns, ils ont également fait le bonheur de certains autres. C'est le cas, notamment, de l'Alliance nationale, républicaine (ANR) de Belkacem Sahli qui se félicite des résultats obtenus lors des élections pour les municipales (APC). Le parti a, par ailleurs, acquis 225 sièges sur 1 961, se classant 14e au niveau national sur 54 partis participants. Le parti a gagné 7 sièges aux assemblées populaires de wilayas (APW) sur les 16 auxquelles il a pris part. De son côté, le MSP de Bouguerra Soltani annonce avoir raflé trois communes dont celle de Sidi M'Hamed (Alger), M'Sila et El-Oued suite à des alliances. Un de ses élus affirme que le parti s'apprête à remporter deux autres communes, Bordj El Bahri et Birtouta.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Y D
Source : www.latribune-online.com