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Ali Benflis promet depuis El Oued un revenu national minimum



Ali Benflis promet depuis El Oued un revenu national minimum
Badiâa AmarniPour juguler le phénomène du chômage qui a atteint des pics effrayants en Algérie, le candidat à la présidentielle Ali Benflis promet d'instituer le revenu minimum national garanti qui permettra aux jeunes d'accéder à un poste d'emploi moyennant une formation pour améliorer leur niveau.«Ce nouveau dispositif d'aide à l'emploi contenu dans mon programme électoral sera mis en place de façon organisée à travers l'ensemble du territoire national», a expliqué Benflis aux citoyens de Oued Souf, où il a eu à animer un meeting populaire après ceux de Ouargla et d'Adrar, pour les wilayas du sud.On ne cesse d'avancer un taux de chômage de 9 à 10%, alors que les chiffres sont supérieurs à cela a martelé l'ex-Chef du gouvernement, ajoutant que ce phénomène y est pour beaucoup dans les émeutes qui éclatent çà et là à travers le pays.L'hôte de Oued Souf regrette le fait que les richesses et atouts dont peut s'enorgueillir cette région du pays, aussi bien sur le plan agricole, qu'industriel et touristique, sont mal exploités et même délaissés en raison de lois et de réglementations qui découragent les investisseurs. Il s'est demandé pourquoi la datte de la région, qui est d'une excellente qualité, n'est pas valorisée et pourrit dans les ports à cause des lenteurs bureaucratiques, mais aussi des réglementations complexes mises en place. Pour lui, «au lieu d'encourager les agriculteurs, l'administration leur met les bâtons dans les roues». Idem pour les opérateurs économiques qui ne peuvent pas accéder au foncier pour implanter des projets dans la région et auraient ainsi pu créer des milliers de postes d'emploi. Car, dira encore Benflis, la corruption et la mauvaise gestion sont telles qu'une région comme Oued Souf et l'Algérie enregistrent des retards sur tous les plans. Ce candidat venu chercher du soutien auprès des Soufis n'a pas manqué de soulever la problématique de la remontée des eaux qui pollue la nappe phréatique et risque de provoquer une catastrophe écologique. Alors que des solutions existent, l'Etat reste observateur d'une situation qui pollue l'environnement et la vie des populations.Après être revenu sur «l'histoire fabuleuse et des hommes de valeur» de cette ville aux mille coupoles, le concurrent direct de Bouteflika a abordé la grève des enseignants, qu'il considère légitime et qui ne trouve pas de solution à cause du manque de dialogue. «Celui qui ne sait pas écouter et dialoguer n'a pas à prendre en charge un tel ministère.» Mais, lance-t-il encore, cette situation est due au fait que personne ne demande des comptes. Il n'y a ni sanctions pour ceux qui gèrent mal ni de récompenses pour ceux qui gèrent bien, tout le monde est au même pied d'égalité, regrette l'ex-Chef du gouvernement ajoutant que cette façon de faire n'est pas pour développer le pays.Enfin, un dossier complexe qui requiert toute l'attention du gouvernement, fera remarquer Benflis, celui de la propriété des terres à Oued Souf.Selon lui, il faut un micro filmage de ces terres et ceux qui n'ont pas d'actes il faut les régulariser.B. A.


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