Le retour de la manif' est tout aussi animé que le départ.Chaque vendredi matin, tout le monde converge vers la Grande-Poste, épicentre de la contestation. Ce mouvement dure jusqu'à environ 17h. Juste après, commence un mouvement contraire. Tout le monde alors retourne vers son quartier. Pour ceux qui repartent vers l'est de la capitale, la place du 1er-Mai est devenue une halte indispensable pour un «baroud d'honneur». Vendredi dernier, nous sommes arrivés là au moment où les Harrachis, reconnaissables à leurs couleurs jaune et noir, animent un joli spectacle autour d'un trompettiste très doué qui jouait des airs de flamenco. Les policiers, alentours, paraissent calmes et décontractés. Inimaginable un jour de manif', même dans les pays dits développés ; deux policiers traversent la chaussée et vont au café du coin, plein de manifestants, ramener une «qahwa jetable» le plus normalement du monde. De jeunes «Usmistes», habillés en rouge et noir, attendent leur tour pour «l'animation» de cette fin de journée.
A la rue Hassiba-Ben-Bouali, où presque tout est ouvert, nous croisons des Chnawa (en vert et rouge), sans trompette mais avec tambour, qui se dirigent, eux-aussi, vers la Place du 1er-Mai.
La nuit vient de tomber. Nous arrivons à Bab El-Oued. Des jeunes filles et des garçons sont en train de peindre de mille couleurs les escaliers près de l'ancienne salle de cinéma le Chelif, plus connue sous les deux noms, Mon Ciné et l'Ecran.
Elle est belle notre jeunesse !
K. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kader Bakou
Source : www.lesoirdalgerie.com