
Le siège national de Ahd 54 n'était pas très animé, hier après-midi. Peu de journalistes rejoignaient ce qui est devenu la permanence nationale.L'ambiance était morose. Les cadres du parti regagnaient le siège à partir de 17h30 pour échanger quelques mots avec les médias. Amarouche Mohamed, directeur de campagne de Ali Fawzi Rebaïne, commence à récolter les premières estimations envoyées des bureaux de vote par les représentants de son parti. Il constate, avant 18h, que «l'administration commence à gonfler le taux de participation». Selon lui, «la participation est très faible». M. Amarouche indique que les trois candidats, Touati, Rebaïne et Benflis coordonneront ensemble pour un échange d'informations. «Il y a aura de part et d'autre un travail complémentaire. Les représentants des candidats dans chaque bureau de vote noteront les voix exprimées par les votants pour que nous puissions avoir, de notre côté, notre propre chiffre», explique-t-il.La fraude reste la première préoccupation du staff de Ali Fawzi Rebaïne. M. Amarouche pense qu'«il est important de coordonner avec les deux autres candidats, même si Benflis a plus de moyens logistiques». L'ENTV ne cesse de faire dérouler les images de citoyens dans les bureaux de vote. Une présentatrice présente les chiffres de participation. Le staff de M. Rebaïne n'est pas convaincu. Après un coup de téléphone, M. Amarouche récolte des irrégularités soulevées par divers représentants du parti. «Nous allons envoyer toutes nos remarques à la commission de supervision des élections», affirme-t-il. Le cas le plus «marquant» est l'agression d'un représentant de Benflis par un membre du staff de Bouteflika à Bab El Oued. «Nous avons reçu cette information et nous allons la noter dans notre rapport», soutient Mohamed Amarouche.Dans le hall de la direction, une journaliste de l'ENTV interroge le cadre du parti pour connaître son appréciation sur le déroulement des élections. Il réaffirme les estimations envoyées par les membres de Ahd 54. «Le taux de participation est faible», lance-t-il. La journaliste de la télévision publique reformule la question, mais sans succès. Mohamed Amarouche réitère. Quelques journalistes arrivent, puis repartent. «Ali Fawzi Rebaïne ne fera pas de déclaration ce soir. Du moins, ce n'est pas programmé», prévient une secrétaire du parti.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bsikri Mehdi
Source : www.elwatan.com