[«720 millions de dollars en quatre mois»]
Djamel Ould Abbès s'engage à ne pas envoyer des malades à l'étranger à partir de 2014.
La solidarité entre les hôpitaux du Nord et du Sud commence à développer une nouvelle approche en matière de prise en charge des malades. En effet, au lieu de se déplacer à Alger «ce sont des spécialistes du Nord qui vont au chevet des malades hospitalisés, pour identifier les différents cas de maladies», a souligné hier, Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière à l'Institut national de la santé publique (Insp) à Alger. Le déplacement des spécialistes devra d'une part, éviter les dépenses aux citoyens malades, d'autre part, l'identification des maladies sur place à défaut de manque de spécialistes dans les hôpitaux du Sud. Le CHU de Bab El Oued est le premier établissement universitaire à faire l'expérience. Barre Rabah, directeur général du CHU de Bab El Oued à Alger dira à propos: «Nos spécialistes ont consulté 300 malades. Ils ont relevé 30 cas de malades qui relèvent de l'ophtalmologie.»
L'opération sera élargie à d'autres wilayas du Sud, a-t-on indiqué. Deux conventions de partenariat ont été signées entre les directeurs généraux du CHU de Bab El Oued et l'EPH de Tindouf, pour la prise en charge des malades du Sud, et une deuxième convention concerne le CHU de Bab El Oued et l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille (Aphm), afin de développer les relations d'échanges et le transfert de technologie entre les deux établissements. Par ailleurs, l'utilisation des appareils de téléconférence, permettra de suivre les opérations chirurgicales à distance entre les hôpitaux du Nord et du Sud, afin de répondre aux besoins des malades.
Les soins multidisciplinaires, la gestion et l'organisation des soins, la recherche en santé, l'élargissement de l'environnement thérapeutique de l'enfant, figurent parmi les thèmes qui sont abordés dans le programme de la 7e journée scientifique du CHU de Bab El Oued. Cet établissement de réputation nationale, prépare un important programme d'action en matière de soins, pour les enfants notamment. Le ministre de la Santé n'a pas échappé aux critiques des médias dont certains journalistes, lesquels ont fait part de l'importation d'un produit défaillant de l'Europe, à savoir des poches pour le traitement du cancer de l'intestin. Prenant acte des dénonciations, le ministre a instruit ses conseillers à ouvrir une enquête approfondie sur l'importation des produits incompatibles. Le CHU de Draâ Ben Khedda à Tizi Ouzou a été montré du doigt. «Des équipements et autres matériels de l'imagerie douteuses», ont fait l'objet d'une attention particulière, par Djamel Ould Abbès qui a ordonné une enquête. S'agissant de la facture des importations des médicaments et autres vaccins, le ministre a révélé que la facture des importation des médicaments «a atteint 720 millions de dollars pour les quatre mois de l'année 2012». Une augmentation de 30% par rapport à l'année 2011. Des enquêtes et des inspections inopinées sont en cours, dans plusieurs établissements à travers le pays, afin de clarifier la situation qui prévaut dans le secteur de la santé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar CHEKAR
Source : www.lexpressiondz.com