El-Oued - A la une

30 candidates à l'épreuve



30 candidates à l'épreuve
«De plus en plus, le métier de coiffeur régresse.»Hier, les amoureux de la coiffure sous toutes ses formes, se sont réunis. Ils étaient, tous au rendez-vous. Comme chaque année, le Club artistique et technique de la coiffure algéroise(Catca), a organisé à Alger la 51 éme édition régionale de coiffure pour dames. Les candidates de cette édition ont été armées de création et d'innovation. Pour les professionnels du monde de la coiffure l'imagination est une baguette magique. Pour cette 51 ème édition annuelle, ils nous ont fait savoir que 30 candidates ont participé à ce concours.Les règles du jeu sont simples: celle ou celui qui peut séduire et convaincre les membres du jury de son talent, remportera le prix. «Le Club artistique et technique de la coiffure algéroise a été créé par les professionnels du métier en 1964. Nous organisons annuellement ce concours afin d'évaluer les plus belles innovations féminine et masculine pour professionnaliser le métier, en maintenant l'encadrement et l'orientation de ses adhérents», a souligné le président du club, Noureddine Belamane. Il nous précise que les mêmes candidates, bénéficient, une fois par semaine, de cours préparatoires aux compétitions nationales et internationales au sein du club qui se situe à Bab El Oued. Faute de bonne formation et de valorisation de la profession, les jeunes coiffeurs ne donnent plus d'importance à ce beau métier qui est en voie de disparition. Le même professionnel regrette la situation actuelle du métier, notamment celle de la section hommes. «De plus en plus le métier de coiffeur régresse. Les hommes tournent le dos à cette profession», souligne le même président en précisant que le rôle du club est de donner un nouveau souffle à la section hommes. «L'objectif d'une telle manifestation est d'inciter les professionnels à se perfectionner et à percer», ajoute-t-il encore une fois en souhaitant que les jeunes talents héritent du flambeau et hissent le niveau de la haute coiffure en Algérie.Les professionnels rencontrés lors de cette manifestation ont tous déploré la situation dans laquelle se trouve la coiffure algérienne, dépourvue ces dernières décennies de ses spécialistes. «Le coiffeur homme est un métier en voie de disparition», a-t-il regretté De son côté, Hacen Benmamer, responsable et membre du club artistique et technique de la coiffure algéroise, a exprimé son regret par rapport à la désolante situation du métier de la coiffure en Algérie. «Les compétences existent, mais ne sont pas évidentes. La coiffure est un art citadin, elle ne doit pas être le métier de celui qui n'en est pas un.» Selon le même professionnel, les services concernés sont démissionnaires. «Nous soulevons nos préoccupations et les prérogatives des coiffeurs hommes à qui de droit. Aujourd'hui, il faut savoir que peu de jeunes s'intéressent à ce métier.»Rappelons que la coiffure masculine, qui traverse actuellement une sérieuse crise, était à la page il y a encore quelques années. Les Algériens ne participent plus à la Coupe du monde de coiffure, par manque de formation d'ambition et surtout de professionnels.


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