Régime, Le carême a ses obligeances et ses caprices, surtout ses envies Dès 16h, les travailleurs reviennent dans leurs foyers. Les mines hâves. Quelques achats-rajouts d'avant-l'adhan. Dès lors, la rue accueille ceux qui se payent la « grasse-journée ». Les yeux enflés, « pochés », le geste lourd à la recherche de la dose pour la longue veillée. A La Casbah (Djamaâ Lihoud), à Bab El Oued où les Trois-Horloges qui n'indiquent aucune heure, ou à Belcourt et Salembier, les nerfs à fleur de peau et le marchandage égosille les voix, l'accrochage est presque prémédité. Le réflexe du couteau est mécanique. Des morts à Kouba, Alger et Birtouta par cran d'arrêt. Deux jeunes (Casbah et place des Martyrs) sont en réanimation après un coma de deux jours. Le cycle est quotidien. Des remords, des morts, à chacun son carême. Dans moins de dix jours, ce sera l'Aïd. Dans moins de douze mois, ce sera le Ramadhan. Il y aura toujours des couteaux.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M H
Source : www.horizons-dz.com