Le même scénario se répète à chaque échéance électorale avec une tendance «plus lourde» et «plus visible» lors des élections locales comme celles anticipées prévues le 27 novembre prochain avec ces innombrables candidats à ce scrutin parmi les différentes corporations de l'éducation nationale, notamment celle des enseignants.M. Kebci - Alger (Le Soir) - Ils sont nombreux les établissements scolaires à souffrir depuis l'entame de la campagne électorale pour les élections locales anticipées du 27 novembre prochain, qui de l'absence d'un ou de plusieurs enseignants, qui d'un directeur ou d'un intendant ou d'un quelconque autre fonctionnaire. La raison est que ces personnels se sont portés candidats, soit sur des listes partisanes ou indépendantes.
Un «statut» qui leur permet de bénéficier d'un congé spécial pour pouvoir mener leur campagne électorale. Ce que, dans les faits, nombre de ces candidats ne font malheureusement pas puisque se contentant de profiter du repos que suggère ce congé spécial sans s'impliquer dans ladite campagne.
Déjà qu'il est laborieux de remplacer un enseignant durant ces trois semaines, alors trouver un «substitut» temporaire pour un directeur, un proviseur ou un intendant candidat relève de l'utopie. «Qui voudrait assumer ces missions durant une aussi courte durée sans s'assurer d'être payé en conséquence déjà que des enseignants vacataires ne sont pas payés des années durant», s'offusque ou presque Boualem Amoura. Et «le drame», poursuit le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l'éducation et de la formation, est que «des candidats, en plus d'être absents de leurs lieux de travail, y font la promotion de leur candidature et y ont même collecté les parrainages des électeurs exigés par la loi électorale».
Ce qui fait que nombreux sont les élèves qui sont obligés de faire l'impasse sur nombre de matières alors qu'ils sont appelés à subir les compositions du premier trimestre à partir du 28 novembre prochain, soit exactement le jour de la reprise du travail pour leurs enseignants candidats. Autre conséquence de ces «vacances sabbatiques», des établissements scolaires se retrouvent sans ordonnateurs, trois semaines durant.
Et quid de l'éthique et de la morale, concernant un métier aussi noble que celui de l'enseignant ' «Mais il n'en reste pas beaucoup», réplique sèchement, pour sa part, Méziane Mériane. Le coordinateur du Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Snapest) qualifie tout simplement ce congé spécial dont bénéficient les fonctionnaires candidats aux élections «d'aberration» à laquelle il faudra absolument «mettre fin». «Ce n'est certainement pas de cette manière qu'on encouragera la militance politique et associative», déclare notre interlocuteur. Pour Mériane, «tout enseignant ou autre membre d'une quelconque corporation de l'éducation nationale comme toute autre personne a le droit de se porter candidat à des élections, mais il doit mener sa campagne en dehors de ses heures de travail comme cela se fait de par le monde».
Le FLN s'en prend violemment à l'ENTV
Ceci dit, si elle a franchi, hier, son onzième jour, la campagne électorale pour ces élections locales anticipées a été émaillée, la veille, d'un incident. Le parti du Front de libération nationale (FLN) a, en effet, condamné, dans un communiqué, l'Entreprise publique de la télévision qui, selon lui, n'a pas couvert deux meetings électoraux du secrétaire général du parti du vieux front, ceux d'Aïn-Defla et d'El Bayadh. Pour le vieux front du pouvoir, l'EPTV a, «en violation flagrante de la loi, privé le Front de libération nationale de la couverture médiatique de l'activité du secrétaire général du parti». Un boycott qui intervient comme une «réaction irresponsable» de la télévision nationale à un «incident isolé survenu lors du rassemblement populaire dans la ville de Sidi-Aïssa, dans la wilaya de M'Sila, le 10 novembre écoulé, lorsqu'il y a eu des altercations entre le journaliste de la télévision et certains des organisateurs, en raison d'un malentendu entre les deux parties».
Et de rappeler que le secrétaire général du parti a personnellement et immédiatement, après ce simple incident, présenté ses excuses au journaliste et au directeur général de l'EPTV.
M. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kebci
Source : www.lesoirdalgerie.com