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El-Bayadh: Que faire de la laine en surproduction '



Avec une surproduction de laine sur le dos, les 22.000 éleveurs de la wilaya cherchent désespérément preneur et sont d'ailleurs prêts à baisser les prix pourvu qu'ils se débarrassent des toisons qui risqueraient de subir le même sort que l'année dernière où elles ont été distribuées gratuitement.Une production de laine prévue vers la fin de la tonte des ovins qui dépasserait 25.000 quintaux -contre 21.000 quintaux au titre de l'année 2018- dont plus de la moitié a été perdue faute d'acheteur. Il leur faudrait à tout prix amortir les frais de tonte et, pourquoi pas, en tirer quelque bénéfice pour assurer l'approvisionnement du cheptel en aliments. Les rares clients venus de l'est du pays arrivent bon an mal an à acheter juste un peu plus de la moitié de la production annuelle de la région à des prix extrêmement bas et les rares unités de confection du textile encore existantes ne sont guère intéressées par ce produit très prisé autrefois pour sa qualité. Et ce n'est ni la chambre de commerce, encore moins celle de l'agriculture qui les soutiendront dans cette phase quelque peu délicate. Ils sont des milliers d'éleveurs à se ronger les ongles face à une production de laine dont ils ne savent pas quoi faire, sinon la remettre sous forme de toison à des proches pour la confection de carpettes ou de burnous.
Autres temps, autres m?urs. Même le tapis de djebel Ammour qui a connu ses heures de gloire par le passé ne fait plus recette et a perdu de son aura légendaire. Reste cependant la laine de dromadaire qui s'arrache à prix d'or.
Elle est réservée exclusivement à la confection de burnous et djellaba dont le prix dépasse l'entendement, soit plus de 20 millions l'unité. Un noble effet vestimentaire pour afficher son rang au sein de la société des populations des Hauts-Plateaux.
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