El-Bayadh - Revue de Presse

El-Bayadh : Le palmier dattier retrouve sa place d'antan



Sur les 5.611 demandes de soutien financier déposées par les petits fellahs auprès de la Direction des services agricoles de la wilaya d'El-Bayadh, 5.242 d'entre elles ont été jugées recevables entre les années 2000 et 2007.

C'est dire que le travail de la terre en milieu steppique est devenu plus lucratif pour les semi-nomades qui se sont fixés sur les terres dites «Arch» et nul ne peut les déloger de leurs terres ancestrales. C'est vrai aussi que certains couloirs du chef-lieu de la wilaya, qui s'étend de la région de Draa Lahmar à El-Haoudh, sont très connus pour la fertilité de leurs sols et c'est d'ailleurs l'une des raisons qui a fait qu'une très forte concentration d'espaces maraîchers a été enregistrée dans cette région, et l'on assiste même à une sorte de concurrence entre les petits fellahs, s'agissant de la diversification des cultures maraîchères.

On y trouve pèle-mêle le melon, la pomme de terre et la pastèque qui n'ont été introduits qu'au cours de ces deux dernières années. Pourtant, la culture du citronnier et pourquoi pas l'oranger a donné des résultats très concluants et prometteurs dans la commune d'El-Bnoud (daïra d'El-Abiodh Sid-Cheikh). Une expérience qui n'a été hélas que peu suivie par les petits fellahs du sud de cette daïra et de tant d'autres (Boussemghoun, Chellala, Arbaouet) qui ont pris goût à la culture exclusive du grenadier et à quelques exceptions près et dans de très faibles propositions du palmier-dattier. la mise en valeur des terres par le biais de la générale des concessions agricoles s'est révélée très prometteuse, elle aussi. Dans ce cadre plus particulièrement, la wilaya a pu bénéficier de 36 projets totalisant ainsi 167.140 hectares de terres dont 12 sites de 3.510 hectares et 24 autres de 163.900 hectares au profit de 19 communes. Sur ces mêmes terres steppiques, il a été procédé à des opérations de mise en dépens, de pose de brise-vents, et surtout l'introduction de nouvelles espèces fourragères, autres que l'alfa, sur 31.601 hectares. Concernant les terres agricoles productives, ce même programme a pris en compte plus particulièrement les espèces arboricoles les plus adaptées à chacune des communes concernées. Par exemple sur le site de Boussemghoun, qui totalise 940 hectares, la générale des concessions agricoles a pu mettre à la disposition des petits fellahs 200 hectares de terres prêts pour leur exploitation avec, naturellement, la disponibilité des moyens d'irrigation, et de la fourniture de l'énergie électrique. Une nouvelle palmeraie a été créée au lieu-dit «Nkheila» dans cette commune. Et pourtant, les terres de ce site sont très généreuses, l'eau coule en abondance et l'on pense déjà à réaliser un nouveau tronçon routier, bitumé, de 12 kilomètres, qui le reliera au chef-lieu de commune d'une part vers le nord et d'un second d'une quinzaine de kilomètres vers la station thermale de Aïn Ouarka (Aïn Sefra) le lieu-dit «N'kheila est promu pour un bel avenir, pour peu que les petits fellahs, qui ont pu bénéficier des terres agricoles, retroussent leurs manches et se fixent réellement à N'kheila. Autre exemple beaucoup plus frappant, il s'agit du périmètre «oued Falit», dans la commune de Kreider, un peu plus au nord cette fois-ci du chef-lieu de wilaya. 82 petits fellahs ont pu bénéficier de leurs terres, totalisant ainsi 360 hectares mais une fois portés sur liste, ces mêmes bénéficiaires ont boudé ces terres et ont refusé de signer les contrats de fourniture d'énergie électrique auprès de la Sonelgaz alors que toutes les conditions optimales d'exploitation de ces terres étaient réunies par la générale des concessions agricoles. Mais quelle mouche les a donc piqués, ces petits fellahs, pour ne pas travailler la terre, nous dit un citoyen de la commune de Kreider. Un autre renchérira avec sagesse, cette fois, que ces petits fellahs, au lieu d'investir dans l'achat de tracteurs et de matériels agricoles, ont opté pour celui des véhicules de tourisme par le biais des prêts bancaires. Si l'on fait une évaluation objective et exhaustive des moyens financiers colossaux mobilisés par les pouvoirs publics dans le cadre du PNRDA et du FNDRA, dans la wilaya d'El-Bayadh, soit 308.984.677,33 pour l'investissement global et celui du soutien au titre de l'année 2007 seulement, soit également 537.131.354,00 DA, l'on comprendra aisément que la région d'El-Bayadh devra s'auto-suffire en matière de production maraîchère, fruitière et laitière, seulement voilà, nos petits fellahs sont-ils des géants aux pieds d'argile.


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