? Bougtob veut à tout prix relever le défi en optant pour le développement et la promotion des potentialités dont elle dispose pour sortir définitivement de l'ornière. C‘est le défi que doit relever M. Lahcène Labrass, maire de la ville, qui fonde tous ses espoir sur le développement des activités socio-économiques de sa région. Cette dernière dispose de grands atouts entre ses mains et recèle l'un des plus grands réservoirs de viandes rouges de l'Ouest du pays (avec un cheptel ovin estimé à plus de 950.000 têtes de moutons), ainsi que sur le tannage des peaux et le traitement de la laine. Un commerce incontrôlable et très juteux dont les dividendes filent entre les doigts de la collectivité qui tente par tous les moyens de réguler ce commerce. La commune engrange annuellement plus de 4 milliards DA par le biais de la location du marché aux bestiaux.La commune a bénéficié de 06 projets pour un montant global de 115 millions de DA, au titre du PCD 2018, tous liés à l'amélioration de l'environnement urbain, qui ont touché pas moins de 07 nouveaux quartiers de la ville. Autre proposition du maire en vue de réduire la pression qui s'exerce sur le secteur de l'emploi, l'octroi de prêts financiers pour la réalisation de hangars d'engraissement du cheptel ovin au profit des jeunes. Une activité très lucrative sachant que ces derniers ont érigé pas moins de 200 étables de fortune dans la partie Est de la ville. Reste cependant que la situation du foncier urbain de la ville demeure incontestablement le casse-tête des bénéficiaires de lots de terrains et l'agence communale locale ne fait que tourner en rond pour régulariser la situation de plus de 300 propriétaires de terrains à bâtir qui se trouvent dans une véritable impasse. Sans livret foncier depuis plus d'une décennie, ils ne sont pas au bout de leurs peines pour l'acquisition de matériaux de construction et surtout pour poursuivre et achever les travaux de construction de leurs habitations. Et pourtant, nous ont-ils déclaré, ils ont honoré l'intégralité des sommes dues pour l‘achat des lots de terrain. Dans le souci de fixer les nomades et les éleveurs, la commune a fait une première tentative de fonçage de puits et d'aménagement de points d'eau pour les besoins domestiques et l'abreuvement du cheptel à travers l'immense étendue de la steppe et cette expérience s'est avérée très fructueuse puisqu'elle a permis à plus de 120 éleveurs de bénéficier chacun d'un logement rural. La commune a déjà affiché la liste des bénéficiaires de 450 logements sociaux.
Par ailleurs, annoncées en grandes pompes pour la fin du mois de septembre dernier par un haut responsable du secteur de l'agriculture lors de son récent passage dans la wilaya, puis repoussées à une date ultérieure, l'ouverture et la mise en exploitation de l'unique complexe des viandes rouges de l'Ouest du pays ne cesse d'alimenter les discussions notamment chez les milliers de jeunes chômeurs. Le premier coup de pioche de ce complexe industriel a été donné en 2011 mais tarde à voir le bout du tunnel. De report en report, sa mise en exploitation semble frappée par le mauvais sort, clame la population locale, usée par plus d'une décennie d'attente. Une population qui a misé gros sur l'impact de cet abattoir industriel, avec ses unités de froid et de découpe capables de traiter quotidiennement pas moins de 15.000 têtes d'ovins.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hadj Mostefaoui
Source : www.lequotidien-oran.com