L'été s'annonce très chaud pour le
secrétaire général de l'union de wilaya de l'UGTA d'El-Bayadh, qui ne cesse
depuis plusieurs semaines consécutives d'essuyer des tirs groupés émanant de
trois des cinq membres qui constituent son propre bureau, qui exigent son
départ, et en faisant face à une véritable fronde intérieure. Et le feuilleton
n'en est qu'à son premier épisode, a-t-on appris d'une source très crédible.
En effet, ce secrétaire général et deux
membres de cette structure locale exerçant dans le secteur de l'éducation
nationale, qualifiés d'indéboulonnables par leurs pairs, viennent d'être
convoqués ces tout derniers jours par le juge d'instruction près le tribunal de
l'instance de Bouktoub au sujet d'une sombre et ténébreuse affaire qui a fait,
ces dernières semaines, les choux gras de la presse nationale. Il semblerait
qu'ils soient impliqués dans une affaire de faux et usage de faux, suivie
d'usurpation de fonction, et ceci après qu'une plainte eut été déposée en bonne
et due forme à leur encontre par certains membres de leur propre bureau de
wilaya, appuyée dans ce sens par cinq autres présidents de bureaux de daïra.
S'agit-il d'un règlement de compte, qui a
souvent cours dans cette même structure ? Tout porte à le croire, puisque ce
même secrétaire général de l'UW UGTA s'est vu débouté dans une affaire qu'il a
introduite devant le parquet d'El-Abiodh Sidi Cheikh contre les membres du
bureau de cette daïra pour la restitution des clés du siège local et du cachet,
au moment où un membre du conseil exécutif de la fédération du secteur de
l'habitat, talonné dans ce sens par le SG de la section syndicale de l'OPGI,
vient d'exprimer dans un communiqué acerbe et enflammé sa désapprobation face à
ce qu'il qualifie d'ingérence et d'interférence dans la gestion administrative
interne de l'OPGI, tout en soulignant avec force le refus émanant du SG de
wilaya UGTA de délivrer des cartes d'adhérents aux travailleurs de l'office qui
ont désigné, ces derniers jours, à une écrasante majorité (95%) leurs propres
représentants syndicaux.
Une décision unilatérale concoctée dans la
discrétion la plus totale, loin du regard de la centrale syndicale, qualifiée
par ces travailleurs de coup de poignard dans le dos, ce qui a donné lieu à un
véritable bras de fer interminable, dont l'issue demeure incertaine.
Notons que ce bras de fer n'a eu aucune
incidence sur le rythme des travaux de réalisation du programme d'habitat
initié par le président de la République. C'est d'ailleurs ce qui a été
constaté avec satisfaction par l'émissaire du représentant de l'inspecteur
général du ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme qui a eu à éplucher avec
soin et à examiner à la loupe le taux de réalisation de ce programme d'habitat.
Dans ce même ordre d'idée, il y a lieu de
relever que du côté de la direction de l'éducation, on craint que la prochaine
rentrée scolaire ne soit sérieusement compromise après la désignation d'un
cadre syndical lors de l'opération de renouvellement des commissions
paritaires, chargées de mettre sur pied les modalités pratiques de cette
rentrée scolaire, puisqu'on a appris de cette même source que des décisions
émanant de la direction de la Fonction publique ont été renvoyées aux calendes
grecques par ce cadre syndical.
La sérénité et le bon sens parviendront-ils
à avoir le dessus dans l'intérêt général et ceci pour peu que chacun fasse des
concessions et revienne à de bons sentiments ?
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Mostefaoui Hadj
Source : www.lequotidien-oran.com