Eurêka, disait autrefois Archimède, et
cette fois-ci, cette formule, ô combien magique, sort de la bouche de milliers
de jeunes chômeurs lycéens ou universitaires, en quête d'un hypothétique
emploi.
Une réalité palpable, qui commence à se
concrétiser au fil des jours, un rêve longtemps caressé par cette frange de la
société gagnée par la hantise d'une errance éternelle.
En mettant le cap droit sur l'insertion
effective des jeunes dans le monde du travail, quels que soient leur formation
professionnelle et leur niveau d'étude respectifs, l'Etat leur offre des
chances égales, en répondant favorablement à leurs droits légitimes pour les
aider à voler de leurs propres ailes.
Ils sont actuellement au nombre de 14.500
jeunes, issus de différents niveaux scolaires, soit presque le 1/8 de la
population totale de la wilaya à avoir déposé leurs dossiers auprès du bureau
de l'Agence nationale de l'emploi (ANEM) au titre de l'année 2008 ; et depuis
la mise en oeuvre du dispositif de l'aide à l'insertion sociale, tout au début
du second semestre de l'année 2008, 4.860 jeunes filles et garçons ont été
orientés, assistés et placés en un laps de temps. Ce dispositif, qui se scinde
en trois segments bien distincts, a concerné 1.219 jeunes dans le cadre de
l'insertion des jeunes diplômés (CID), de 1.227 au titre du contrat d'insertion
professionnelle (CIP) et enfin de 2.415 autres, retenus dans la tranche du
contrat de formation d'insertion (CFI) et ceci à travers l'ensemble des 22
communes de la wilaya d'El-Bayadh. Trouver une entité économique et sérieuse
pour assurer le placement d'un jeune a été en quelque sorte un véritable chemin
de croix pour le directeur de l'ANEM qui a pu relever le défi en recasant 30%
des demandeurs d'emploi sur les 14.500 inscrits.
A l'issue de ce contrat de travail,
l'employeur, qui embauchera le jeune dans son entreprise, sera bénéficiaire de
55% de la rémunération sur la fiche de paie de la nouvelle recrue, avec en
prime des abattements fiscaux.
Les couloirs de l'ANEM d'El-Bayadh ne
désemplissent pas et vivent au rythme d'une véritable ruche. Les jeunes
affluent de partout, leurs diplômes et la carte bleue, «le sésame», en poche,
ils ont enfin retrouvé le sourire même si les entreprises privées ne sont pas
légion dans cette wilaya, mais l'espoir reste encore permis pour ces jeunes qui
comptent dans leurs rangs d'excellents artisans, tous corps de métier
confondus.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Hadj Mostefaoui
Source : www.lequotidien-oran.com