Conjonction dangereuse
En l?espace de moins de vingt quatre heures, la cité « Laamari » à El Bayadh a été le théâtre de bien singuliers accidents dont la victime B. Bahous et sa famille ne doivent qu?à la providence de s?en être sortis indemnes. Surtout que ces évènements, au lieu de se produire sur la route, puisque mettant en cause des véhicules, font une irruption inopportune à l?intérieur d?un domicile familial. Occupant le rez-de-chaussée, à l?extrémité d?un bâtiment de la cité en question, qui est située en bordure du CW 99, reliant les localités de Rogassa et Cheguig à El Bayadh, et aboutissant en pente au carrefour mitoyen, la famille B. a été prise d?une terreur indicible lorsque l?appartement s?ébranla, des fondations au plafond, d?un fracas assourdissant, faisant croire que l?habitation allait s?effondrer. Ses membres, au comble de la frayeur, avisèrent les issus pour tenter de se mettre à l?abri. Le calme revenu et le premier moment de stupeur passé, ils purent se rendre compte qu?un camion qui pointait du capot à l?intérieur du balcon, au milieu d?un fatras de maçonnerie, était venu percuter le logement de l?extérieur. Le conducteur qui dévalait la pente, avait perdu l?usage de son système de freinage et ne pouvait plus envisager d?autres alternatives que d?accompagner l?engin dans sa trajectoire. Heureusement aucune victime n?était à déplorer et à l?exception des dommages matériels occasionnés de part et d?autres, il semble que les évènements ont repris leur cours normal. Le lendemain, dimanche 02 octobre à 07 heures du matin, au moment où seul le père était encore assoupi dans sa chambre, un choc d?une rare violence, mêlé d?un bruit de ferrailles, fit trembler les murs de la maison, générant le même mouvement de panique que précédemment. Quelques uns eurent quand même la présence d?esprit d?accourir vers la pièce du chef de famille qui a du être retiré du dessous des débris d?un pan de mur qui s?était écroulé. Conduit à l?hôpital, il s?en tira avec quelques contusions sans gravité. Renseignement pris, il s?est avéré que cette fois-ci, un bus en folie, n?ayant à son bord ni conducteur ni passagers, était venu s?écraser contre le mur. Son propriétaire l?ayant immobilisé sur l?accotement de la chaussée, sans s?assurer qu?il pouvait le faire sans risque, l?avait quitté pour prendre une consommation au café du coin. Le dispositif de freinage avait lâché et le mastodonte finira, la pente aidant, sa course contre le mur des B., 60 mètres plus bas. L?infortuné père de famille a déjà perdu deux des ses frères, employés de l?ex-SNTV, dans des accidents de la circulation et a échappé, lui-même, à une aussi triste fin. La morale de ces fâcheux incidents, si tant est qu?il faille en tirer des enseignements, est que nul n?est assez prudent et que le risque n?est pas l?apanage de ceux qui s?en accommodent le plus.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Mokadem Slimane
Source : www.elwatan.com