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Le calvaire vécu par les habitants du village de Dair Hassiane (Sidi Tiffour), situé à plus d'une centaine de kilomètres dans les profondeurs du Sud du territoire de la wilaya, n'est pas près de prendre fin.C'est sous le toit d'habitations en pisé, très fragiles et le plus souvent vétustes que se battent quotidiennement contre la misère et la pauvreté plus d'une trentaine de familles isolées et omises par leurs élus locaux communaux qui oublient que dans cette contrée éloignée et enfouie dans les profondeurs du désert, des hommes et femmes, aux corps squelettiques et frêles, vivant dans le dénuement le plus total, tentent contre vents et marées de lutter contre la faim, la soif et les aléas de la vie quotidienne.Lors de notre dernier passage dans cette contrée, nous avons été surpris de rencontrer des hommes et des femmes, comme sortis du néant et d'un monde autre que le nôtre, quémander un quignon de pain et comme frappés par on ne sait quelle fatalité ou mauvais sort, chacune des familles de ce hameau maudit compte plus d'un handicapé moteur ou mental dans ses rangs.De nombreuses bouches difficiles à nourrir, des estomacs à calmer et des malades inguérissables, tel est le spectacle désolant que s'offre au visiteur non averti, sauf si un miracle peut se produire et les oracles de cette région n'ont rien prédit de bon dans ce sens pour eux. Des habitants qui se rappellent avec beaucoup d'efforts des derniers et seuls passages des élus locaux communaux ainsi que celui du personnel médical, lesquels n'ont jamais mis les pieds dans leur hameau depuis belle lurette.Misère et pauvreté sont les seuls lots de ces habitants qui n'ont d'yeux que pour la vingtaine d'enfants et d'adultes handicapés, vêtus de haillons et qui errent à longueur de journée sans but, par vaux et par monts dans cette région. Dieu merci, seule la direction de l'action sociale de la wilaya leur rend des visites périodiques, semblables à celles du Père Noël qui ne vient jamais avec une hotte vide mais bien au contraire pleine de victuailles et de médicaments pour la dizaine de personnes atteintes de diabète. Une maigre consolation mais qui vaut quand même son pesant d'or pour ce nonagénaire, solidement cramponné à sa chaise roulante et qui ne cesse de scruter l'horizon en perpétuelle quête d'une planche de salut pour les siens.


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