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Le rêve de ces dizaines d'exploitants agricoles risque bel et bien de n'être qu'un mirage. Ils ont frappé à toutes les portes et continuent inlassablement de tourner en rond dans l'espoir qu'une oreille attentive puisse enfin mettre un terme définitif à leur calvaire.Pour les uns, il dure depuis deux années et pour d'autres, ils vivent avec depuis le début de l'année 2010 et disent même s'en accommoder. Ils sont 150 petits fellahs qui ont réussi à faire fructifier tout ce qui peut l'être sur l'une des terres des plus arides et des plus pauvres des Hauts Plateaux. Animés d'une volonté de fer, à force de persévérance, de privations et d'efforts surhumains, sans moyens mécaniques agricoles, ils ont fait surgir, comme par enchantement, au milieu des touffes d'alfa et des dunes de sable, des milliers de carrés maraîchers et des centaines de vergers qui produisent des tonnes d'olives, de figues et d'amandes.Possédant entre 05 et dix hectares de terre chacun, ils attendent, depuis des lustres, l'octroi de titres de propriété et cela ne les a guère découragés. Exaspérés par le silence des responsables locaux et le mutisme prolongé, voire inquiétant, de ceux chargés du secteur de l'agriculture, ils ne cessent de braver le froid en faisant le pied de grue, chaque jour que Dieu fait, devant toutes les structures administratives locales, sources incontestables de leurs maux, et courir jusqu'à perdre haleine derrière ce précieux document qu'est le titre de propriété de leurs terres agricoles mais en vain, chaque responsable campe sur ses positions en rejetant à leur face et sans pudeur aucune la balle dans l'autre camp.L'un d'eux, les yeux hors de leurs orbites, nous confiera, avec la rage au c?ur, «qu'ils sont considérés, par certains responsables du secteur agricole de leurs communes respectives, comme des pestiférés qui refusent même de les recevoir et de les orienter pour arracher ce fameux sésame qui leur offrira tous les avantages liés à l'accès aux banques et aux différents organismes chargés de les approvisionner en semences et en arbustes fruitiers. Les portes de l'administration locale sont aussi impénétrables que celles du Seigneur», devait-il conclure. Une souhait légitime qui mérite que l'on y accorde un minimum de sérieux pour soulager ces petits exploitants agricoles qui ont réussi à relever un défi dans un milieu naturel hostile et austère.


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