Les aménagements entamés depuis le mois d'octobre 2003 afin de domestiquer l'écoulement des eaux de l'oued qui traverse la localité de Bougtob, à 100 km au nord d'El Bayadh, et protéger l'agglomération contre ses crues, seront incessamment livrés, selon le responsable de l'hydraulique.
Ils permettront en outre, avec la réception de l'ouvrage qui enjambe son lit, de poursuivre la réhabilitation de la RN6. L'opération, similaire à celle préconisée pour la localité de Boualem, 52 km à l'est d'El Bayadh, et avec laquelle elle se partage une enveloppe de 120 millions de DA, concerne 1 300 mètres linéaires du tracé de l'oued et a fait intervenir deux types de configuration pour confiner le lit de l'oued dans des galeries en béton. La première, rectangulaire, est de 2 mètres sur 1,5 mètres et la seconde, trapézoïdale, est de 2 mètres sur 1,9 mètres et 1,7 mètres sont destinées à épouser le parcours qui traverse le tissu urbain. Le reste étant prolongé par des aménagements à ciel ouvert qui orientent ce ravinement vers son déversoir naturel, en contournant les espaces investis par l'habitat et les activités annexes. Ce sont ainsi 760 mètres linéaires qui ont reçus des aménagements de confortement des berges, de stabilisation du lit de l'oued à ciel ouvert et 540 autres mètres couverts à l'intérieur de la ville qui sont autant d'espaces dégagés pour des réalisations futures. L'ensemble a nécessité la pose de 8 ouvrages (buses) à l'intersection des voies de communication importantes, notamment la RN6 et 6A. Toutefois, des voix s'élèvent déjà, reprises par des élus de l'APW, notamment ceux siégeant au sein de la commission hydraulique, pour émettre des réserves concernant les dimensions entrevues pour la réalisation de l'ouvrage qui, selon leur point de vue, ne permettra pas l'écoulement d'un fort débit à l'occasion d'importante précipitations. Il finira, toujours selon eux, par être débordé pour n'avoir finalement d'autres impacts que celui de revenir à la situation de départ, avec la réapparition des mêmes désagréments qui ont valu de recourir à ces travaux. Implantée à la lisière d'une zone humide constituée de Chott El Gharbi, l'agglomération est confrontée épisodiquement aux débordements des crues pour se déverser dans ces périmètres d'épandage naturel.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Mokadem Slimane
Source : www.elwatan.com