Pour le ministre de l'Agriculture et du développement rural, la hausse des prix des viandes rouges est due à la désorganisation de la filière et des circuits de commercialisation. Selon ses dires, la production des viandes rouges a enregistré un saut « quantitatif » durant ces dernières années.Le ministre de l'agriculture et du développement rural, Rachid Benaissa a réuni jeudi les professionnels et les cadres de la filière viandes rouges pour une rencontre de concertation autour des moyens de modernisation et l'industrialisation de la filière ainsi que son organisation. A ce titre, Rachid Benaissa a appelé les professionnels à se regrouper sous la férule d'un conseil interprofessionnel comme c'est le cas pour les autres filières agricoles à l'instar de la pomme de terre.
Cette rencontre a vu la participation des éleveurs (ovins, bovins, camelins et équins). Dans une allocution lue à cette occasion, Rachid Benaissa a indiqué que la filière viande est au carrefour de mutations importantes lesquelles posent un véritable problème de survie pour la filière. Le ministre cite notamment les modes d'alimentation des cheptels et le fait que les jeunes rechignent de plus en plus à prendre le relais de leurs parents éleveurs. Tout en reconnaissant que la filière viandes malgré son importance, souffre d'un manque d'organisation contrairement aux autres filières, Benaissa a incité les professionnels à se regrouper dans un organisme professionnel. Il affirme que la multiplication des intermédiaires, doublée d'un manque d'organisation et de régulation, est derrière la hausse des prix de la viande.
La flambée des prix de la viande derrière la hausse de l'inflation
La flambée des prix de la viande rouge a d'ailleurs tiré vers le haut le taux l'inflation lequel s'est établi à 8,9% en 2012 contre 4,5% en 2011. Jusqu'à juillet dernier, le taux avoisinait les 6,2%, selon le Gouverneur de la Banque d'Algérie qui a présenté mercredi le rapport annuel de son institution sur l'évolution économique et monétaire de l'exercice 2012. « La flambée des prix de certains produits frais au 1er semestre de l'année dernière tels que la viande ovine (...) a contribué davantage à l'inflation des prix intérieurs en 2012, soit 49,65% », a indiqué M. Laksaci.
Pour Benaissa, la hausse des prix n'est pas due un problème de disponibilité qui a connu selon lui, une amélioration significative ces dernières années. Il a affirmé à ce propos que durant l'année 2013, quelque 22.000 têtes bovines ont été destinées à l'engraissement contre seulement 7.000 en 2012. De plus, il observe que la production nationale de viandes rouges connait, depuis ces dernières années, un essor appréciable. « La production a ainsi fait un bond quantitatif important, passant de 3,7 millions de quintaux en 2010 à 4.2 millions de quintaux en 2011, pour s'établir à 4.4 millions de quintaux en 2012 », a affirmé le ministre de l'agriculture. Il ajoute que pour les trois trimestres de la campagne agricole 2012/2013, soit du mois d'octobre 2012 au moins de juin 2013, la production de viandes rouges a atteint 3.4 millions de quintaux dont 20% réalisés par les wilayas de Djelfa, Batna et El Bayadh.
« Cette croissance est due notamment aux différentes mesures d'accompagnement mises en 'uvre par les pouvoirs publics pour améliorer la filière, combinées à l'augmentation de la natalité et à l'amélioration des conditions sanitaires du cheptel », a expliqué le ministre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rayane Djerdi
Source : www.maghrebemergent.info