El-Bayadh - A la une

À 5 jour de l'Aïd : le prix du mouton abordable



Hier lundi, le marché aux bestiaux de Aïn-Séfra a connu une activité hors du commun, où des milliers de personnes se sont rendues (intermédiaires, acheteurs, maquignons, éleveurs et autres), en provenance des villages et des villes des quatre coins du pays, d'Alger, d'Oran, de Tizi-Ouzou, de Béchar, d'Adrar, de Constantine, pour l'achat du mouton du sacrifice.A moins d'une semaine de l'Aïd, le prix du mouton demeure, du moins pour le moment, stable dans les 17 sites autorisés à travers les 12 communes de la wilaya, hormis les deux grands marchés nationaux hebdomadaires tenus, rappelons-le, le lundi à Aïn-Séfra et le mercredi à Mécheria. Ces mini-souks sont pratiquement tenus quotidiennement jusqu'à la veille du sacrifice. II semblerait que les prix soient abordables au grand bonheur des petites bourses, contrairement aux années précédentes. Une baisse expliquée par la disponibilité de l'espèce ovine, voire même les conséquences de la sécheresse et de la cherté de l'aliment du bétail qui se répercutent généralement sur le prix.
Des centaines de troupeaux, voire des milliers de têtes de la race Daghma de la région sud-ouest, zone pastorale de Forthassa-Oulakak et Berguia, de la région centre d'El-Bayadh et Djelfa, sont exposés et proposés à des prix qui diffèrent d'un mouton à un autre selon son poids et son âge. On peut se procurer une bonne agnelle ou une brebis à partir de 20 000 DA, un agneau (haouli) moyen à partir de 25 000 DA et le bélier à cornes (kebch) à partir de 32 000 DA, alors que «rass-soug» comme disent les éleveurs, c'est-à-dire le seuil du meilleur bélier en tête cedé au marché, n'a pas dépassé les 65 000 DA. Ou plutôt une chevrette à partir de 8 000 DA pour ceux qui n'ont... pas le sou. Il ne reste plus que quelques jours pour les intermédiaires, les revendeurs et les spéculateurs qui généralement possèdent encore le monopole des marchés pour gratter quelques dinars ; certes une aubaine mais, beaucoup d'entre eux finissent par y laisser des plumes du fait également qu'aucun indice ne prévoit la hausse des prix du mouton, même les conditions climatiques en cette période n'auront aucun effet, nous dit-on.
Par ailleurs, les services de la prévention, en collaboration avec les services vétérinaires, ont déjà lancé des campagnes de sensibilisation pour prévenir contre les maladies comme le kyste hydatique. Toutefois, on ignore si cette année, comme l'année dernière, la collecte des peaux d'ovins, de bovins et de caprins, aura lieu. Notons, enfin, que ceux qui ne peuvent débourser la totalité du prix du sacrifice, une fetwa tolérant l'achat à tempérament a été rendue publique par certains imams.
B. Henine
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