
Ces derniers jours, deux sujets sont à la «une» chez les Djelfaouis : le premier est celui des sénatoriales, le second est celui qui a fait la «une» de la radio locale et des journaux du secteur public. Le quotidien Horizons en titrant : «La filière viandes rouges se dote d'un abattoir ultramoderne.Le complexe de Hassi Bahbah entrera en activité début 2016» a fait zéro invendu et les quelques exemplaires d'Ech Chaab se sont volatilisés des étals des buralistes. En caractères gras sans être à la «une», l'article de notre confrère K. Daghefli a été photocopié et la seule copie a été revendue au prix d'un journal. Tous ces journaux achetés et ces copies ne sont plus porteurs d'espoir. Voici une image relativement fidèle de l'animation et des avis. A commencer par les journalistes locaux qui n'ont pas été conviés à couvrir cet évènement.Le complexe d'abattage et de conditionnement des viandes rouges de Hassi Bahbah entrera en fonction en janvier 2016. Ce sont les titres des organes publics en plus d'une télé privée qui ont dépêché des équipes de journalistes pour une énième visite. Les autochtones le désignent par «el-batoir ou el-bitoir».Beaucoup de citoyens de Hassi Bahbah rêvent d'un poste pour travailler un jour. C'est pour dire que les habitants de la région s'intéressent à tout ce qui se passe dans cet énorme complexe qui fait leur fierté et celle de la nation. Sauf que ces derniers commencent à douter des promesses.Aucune n'a été tenue et respectée. A commencer avec la visite du Premier ministre en décembre 2012. Certains commencent à rêver. Les rêves s'estompent et se volatilisent. Alors, pourquoi cette énième visite appuyée par les médias publics uniquement ' Un complexe gigantesque c'est pour absorber les excédents. C'est aussi une question pour la préservation de la santé publique.Les choix des sites où sont implantés les trois complexes n'est pas fortuit. L'équilibre régional est fondamental. Les techniques de renvoi des dates butoirs pour sa mise en fonction étaient d'émettre des réserves techniques et cela a duré plus de deux ans. Il était question de transférer le souk à bestiaux de Hassi Bahbah à côté du complexe et de le rendre quotidien.Cette mitoyenneté permettrait aux éleveurs de placer leur cheptel vers l'abattage ou de le garder pour le lendemain, c'est une forme de stabulation. Ce n'est pas le cas. Aujourd'hui, avec les mesures d'austérité, il ne faut plus rêver. Les mesures qu'il faudrait prendre pour le faire fonctionner se résument en une seule phrase : «il ne faut plus composer avec ceux qui se sucrent sur le dos des éleveurs et des citoyens», le contraire rendrait les décideurs complices. L'on en parle de traçabilité et on fait tout pour ne pas identifier les moutons et les bovins.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djilali Harfouche
Source : www.lnr-dz.com