Djelfa - Fêtes Traditionnelles

US et coutumes Naîlis, le rouge et le noir manipulés.



C’est confirmé, la Fête du mouton, une manifestation de liesse populaire considérée comme la fierté de la région, qui a la particularité de drainer des milliers de gens de toutes parts deux jours durant, n’aura pas lieu cette année et probablement pas à l’avenir.

En tout cas, tant que le wali actuel reste en poste ! Après plus de 30 ans d’absence de l’agenda local, la Fête du mouton, à peine ravivée l’année passée par le même wali dont le souci était de permettre à la région de renouer avec ses habitudes ancestrales et de faire réviser aux hôtes venus de 15 wilayas, l’histoire de la tribu la plus nombreuse d’Afrique, sombre de nouveau dans les oubliettes ! Mais avant d’abonder dans le sens de cette rupture inattendue, il s’impose de faire le passage sur l’édition de l’année dernière laquelle fut simplement une réussite totale. Sauf qu’elle avait, avouons-le, un goût d’inachevé du fait que la cérémonie consacrée aux feux d’artifice a été empêchée par de graves perturbations largement commentées par la presse à l’époque ; avec intention de saboter la fête selon un avis partagé, les détracteurs du wali, appartenant à un certain bord politique, impuissant quant à prendre une pareille initiative, ont failli commettre l’irréparable. Criant à l’offense et au crime de lèse-majesté, ceux-ci ont en effet monté un groupe de jeunes innocents contre les organisateurs, au motif que ces derniers ont utilisé une tente aux couleurs doublement noires, différentes de celles qui marquent d’une manière ostentatoire les tentes des Ouled Naïl, en l’occurrence le rouge et le noir, alternativement tissés sur un plan rectangulaire sur les tentes et qui symbolisent l’hospitalité légendaire de cette tribu au passé épique. Cela aurait effectivement eu en d’autres temps une signification de déclaration de guerre mais autres temps, autres mœurs ! Il est, cependant, un détail capital bien connu des historiens que ces trouble-fêtes ont, par ignorance ou à dessein calculé, escamoté. Ils ont attribué à tort le noir doux et le noir foncé aux tribus d’exaction non naïlies, perdant complètement de vue que les couleurs rouge et noire scellèrent justement, il y a longtemps, le pacte d’alliance entre les Naïlis et le reste des tribus qui gravitaient autour d’eux et dont il faut signaler qu’elles s’y étaient définitivement agrégées. Ces apprentis sorciers de la politique à la langue experte dans le discrédit, dont le wali avait désigné à demi-mot mais que tout le monde avait identifiés, non contents d’avoir créé la zizanie et provoqué la suppression de cette fête, continuent au vu et au su de tout le monde de nourrir les germes d’une séparation tribale, leur seul cheval de bataille en prévision des échéances électorales de 2007 !





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