Djelfa - Revue de Presse

Université de Djelfa : 44 professeurs dans le désarroi



Au moment où le président de la République met l'accent sur l'intérêt vital à porter à l'enseignement en général et à l'université algérienne en particulier, en ce qu'elle représente la cheville ouvrière de la formation des générations qui montent, à Djelfa, on semble loin d'avoir la même vision ! Par delà les conditions systémiques idoines qu'il y a lieu de réunir pour les étudiants, il y a logiquement aussi celles nécessaires au corps pédagogique, notamment matérielles afin de rendre aisée la mission d'enseignement qui lui incombe. Or, 44 professeurs vivent dans une ambiance délétère depuis mai 2008, date de leur hébergement à la cité Mohamed Belabiod, à Aïn S'rar, qui compte par ailleurs 400 autres logements attribués dans le cadre social. Rencontré au siège de l'APW hier, un groupe de 7 enseignants ayant grade de docteurs a fait part à El Watan du climat d'insécurité qui règne dans cette cité à cause de la prolifération de jeunes dés'uvrés souvent munis d'armes blanches qui, de jour comme de nuit, s'adonnent à toute sorte de transgressions à l'ordre public en toute impunité !« Nonobstant plusieurs cambriolages effectués dans quelques logements d'enseignants que nous dénonçons, pas plus tard qu'avant-hier, une jeune fille a été agressée par un groupe de drogués en plein jour. Le doyen des professeurs a lui aussi failli être poignardé après avoir réagi devant un autre groupe qui se plaisait à outrager les riverains en proférant blasphèmes et grossièretés », a fait remarquer l'un d'entre eux. Les universitaires, qui ont porté plainte, hier, contre x, avaient du mal à cacher leur révulsion face à l'indifférence des autorités. C'est d'ailleurs un véritable parcours du combattant qu'ils mènent depuis leur prise de fonction.Après avoir postulé au logement, ils n'ont eu gain de cause qu'au prix d'une épreuve de force titanesque. N'était la menace de recourir à une grève générale et solidaire de tous les enseignants, ils auraient continué à faire le pas de grue dans les couloirs du cabinet du wali qui, au demeurant, ne manque pas de les rembarrer à chaque fois ! Le dernier rabrouement en date s'est produit au début du Ramadhan, quand ils étaient venus exposer un problème d'eau. Passons sur l'état des lieux des logements, habités au tout début sans gaz ni électricité au titre de la fonction, à raison d'un loyer de plus de 3000DA/mois alors que le reste n'étant qu'à 2200DA ( !'), ont-ils fait savoir.Une solution existe pour prémunir ces professeurs des désagréments encourus dans les cités populeuses, à titre d'exemple, en les relogeant dans la cité en voie d'achèvement attenante à l'hôpital ophtalmologique cubain et située tout près de l'université. De plus, pourquoi ne pas envisager carrément la construction d'une cité destinée au corps enseignant sur l'assiette universitaire d'une superficie de 400 ha intégrée récemment par décision du wali dans les réserves foncières ' Ce n'est qu'à ce prix que l'on pourra leur demander des comptes.
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