Djelfa - A la une

Un remue-ménage nécessaire



Un nuage de pessimisme flotte sur la société algérienne. Certains indicateurs sont au rouge et les réponses du gouvernement se font attendre, la vie est en veilleuse et l'impuissance face à la dégradation de cette situation est en veilleuse et à laquelle se corse un champ politique paralysant. Le gouvernement ronronne et tourne en rond. Les orientations, les directives du Chef de l'Etat qui devaient prendre " chair " pour espérer changer la donne sont mal interprétées ici et là. Des déclarations à l'emporte-pièce rejetées par l'opinion à l'image de récents propos du secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia en rapport avec les manifestations au sud du pays et la question sulfureuse du déplacement d'une délégation ministérielle à Djelfa pour présenter les condoléances à la suite du décès d'Ahmed Bencherif. Propos qui ont déjà provoqué une série de manifestations intempestives contre le RND, son patron et par ricochet une grogne contre l'Etat donnant l'occasion à une fraction de l'opposition de sauter sur l'événement pour l'amplifier et le fructifier politiquement. Tout est orienté pour enfermer la sphère socio-politique dans une bulle maléfique, incapable d'aspirer au grand air et aux espaces de dialogue indispensables au grand redémarrage politique, économique, social et culturel du pays.Si l'agenda du programme présidentiel apporte des satisfactions nationales, le gouvernement est loin des grands chantiers qui emballent, de grandes réformes annonciatrices de renouveau et de mobilisation populaires, c'est toujours la routine " standard ". A présent, l'actualité est en train de déborder sur de nouvelles déprimantes qui sont capables, si on ne fait pas attention et vigilance, de ralentir les élans patriotiques, et ce mal politique est aussi en train de se renforcer par la tendance particulièrement lourde, cultiver le déclin, l'auto-flagellation mortifère. Témoin de cela, la pollution avérée du climat politique réduit à une large portion congrue, faisant figure misérable de man?uvres habiles, de peu de nationalisme et de civisme et une chétive progression de la démocratie. La stabilité du climat socio-politique qui devrait servir de fer de lance pour l'épanouissement de la société est attaquée de partout en raison du tarissement d'un dialogue fort adossé à des leviers politiques sur lesquels s'appuieraient progressivement la collectivité nationale, sans doute en raison de la crise de confiance qui ronge des pans entiers de la classe politique nationale et l'atmosphère corrosive qui plombe l'apaisement de la démocratie. De bout en bout ; on aura vu les uns et les autres faire assaut d' "hypocrisie et de perfidie provoquant un véritable malpolitique dans le pays. Face à tout cela, le gouvernement a montré ses limites en ne s'obligeant pas à augmenter son action mobilisatrice de la société civile à travers des mesures concrètes pour créer un climat incitatif à la vigilance en de pareilles situations à risque. L'Algérie a besoin de perspectives, d'une grande vision, non pas uniquement de grandes promesses. Mais tout cela demande que le gouvernement puisse progressivement rétablir la confiance d'abord en ses propres aptitudes à aller de l'avant et ensuite vers le citoyen, et qu'il sache surtout faire preuve de discernement à l'heure des grands choix. L'Exécutif gouvernemental doit être concordant avec l'agenda du programme présidentiel pour aborder sereinement les grands défis de l'heure. En effet, les grands axes du plan d'action de l'actuel gouvernement considérés comme véritable fer-de-lance de la phase présente n'ont eu que l'effet d'annonce. " Les fruits ne tiennent pas encore la promesse des fleurs ". La réaction du gouvernement à l'égard de tant d'événements demeure encore un secret d'alcôve. A ce niveau, même les alliés, les supporters et l'écrasante majorité des citoyens du Président Abdelaziz Bouteflika émettent des ombres de doute sur l'engagement du gouvernement et sur sa capacité à gérer la situation présente. S'il est vrai que l'actuel gouvernement dit s'inscrire dans une logique de continuité par rapport au programme présidentiel, il se doit d'être circonspect pour ne pas commettre d'erreurs surtout politique en ces moments difficiles que traverse le pays.
C'est pourquoi il est important d'évaluer la machine gouvernementale qui, apparemment, n'arrive pas encore à prendre sa vitesse de croisière tant les insatisfactions sont nombreuses. Un remue-ménage dans la machine est, à ce stade, nécessaire car le gouvernement actuel est trop attentiste, selon l'opinion, il ne s'est pas in fine mis profondément, dans la " peau " d'un exécutif pour épauler profondément le programme présidentiel.
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