Les personnels des centres de recherche nucléaire ne désarment pas. Ils ont tenu, hier matin, leur énième rassemblement devant le siège du Commissariat national à l'énergie atomique(Comena).
M. Kebci - Alger (Le Soir)
Et c'est le même décor qui a été planté encore une fois avec les « traditionnelles » banderoles accrochées aux grilles sur lesquelles sont transcrites en gros caractères certaines de leurs revendications mais surtout leurs mots d'ordre comme «Halte à la hogra», «Non au mépris», «Où sont vos engagements '», «Non à la discrimination salariale», «Statut sans acquis», «Travailleurs trahis,...». Autant d'éléments de décor auxquels est venu se joindre un autre ; une caricature mettant en scène les employés des quatre centres de recherche nucléaire dans une marmite mise sur le feu et un deux avions au ciel comme pour signifier justement l'insouciance du commissaire que plus d'un présent affirme souvent en «voyage à l'étranger». Ces travailleurs, des opérateurs des installations nucléaires entre ingénieurs de laboratoire et techniciens supérieurs de ces centres de recherche nucléaire, dénoncent principalement le fait qu'ils soient encore régis par des dispositions transitoires avec l'application d'un dispositif salarial transitoire humiliant car sans ancrage juridique et en l'absence d'un statut propre à ces personnels. Une situation frappée du sceau du «provisoire qui dure» que subissent ces travailleurs depuis sept longues années à laquelle ils veulent tout simplement mettre fin à travers un ensemble de mesures qu'ils exigent «immédiates ». Dont l'application de la prime de risque radiologique, une revalorisation salariale à même de conférer à ces travailleurs un salaire digne du nucléaire, la présence du partenaire social pour réviser ou compléter les points demandés par les autorités nationales et, enfin, la redynamisation de la recherche. Des revendications qui sont celles du Syndicat national des chercheurs permanents, affilié à l'UGTA qui, dans un communiqué rendu public à l'occasion, soupçonne tout simplement le commissaire à l'énergie atomique de vouloir gagner du temps. Il en veut pour preuve le fait qu'une année après la dernière note de son engagement quant à l'adoption imminente du statut particulier, il met en place une commission dite mixte pour réétudier pour la énième fois un projet de statut ! Pour sa part, le collectif des ingénieurs de laboratoire et techniciens supérieurs exerçant comme opérateurs des installations nucléaires du réacteur Essalam du Centre de recherche nucléaire de Birine, dans la wilaya de Djelfa, qualifie de «sempiternelle duperie» la réplique du commissaire à leurs doléances quant au fait que le statut spécifique au secteur est en cours d'élaboration. Et de lancer un véritable cri de détresse en soutenant être «totalement démoralisés et dévitalisés par la persistance de cet imbroglio salarial depuis des années». Et d'exiger à son tour le recouvrement des droits acquis, la régularisation et l'actualisation des promotions bloquées depuis 2005, la bonification de l'avancement horizontal vu les conditions de travail difficiles, l'indemnité spécifique au poste, la prime de documentation et celle liée au risque.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com