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Ses routes sont meurtrières et ses conducteurs suicidaires



Ses routes sont meurtrières et ses conducteurs suicidaires
Le dernier bilan est macabre. En trois jours, il y a eu 8 morts et 49 blessés, dont 6 blessés graves pour la seule journée de samedi lors d'un accident de la route. C'est la goutte qui a fait déborder le vase.S'il est normal que l'Algérie occupe une place peu enviable de part un parc automobile très important, il est a contrario inconcevable que les routes des Hauts-Plateaux et de la steppe ne soient pas mises à niveau, à l'instar du reste du réseau routier au niveau national. Plusieurs questions s'imposent d'elles- mêmes en dehors du constat. Car faire uniquement le constat, comme d'habitude, c'est une solution facile. Pour les questions du niveau national d'abord : est-ce que les véhicules importés sont dotés de tous les moyens de sécurité ' S'ils existent, fonctionnent-ils ' Est-ce que les airbags ont fonctionné lors des collisions ' Est-ce que le contrôle technique est regardant ou moins regardant ou encore fournit-il des certificats de complaisance ' Est-ce que les routes anciennes même réhabilitées sont-elles sécurisées et carrossables ' Sont-elles dotées des signalisations adéquates ' Faudrait-il pour les institutions agir comme en 2010 ' C'est-à-dire appliquer strictement la réglementation et se rétracter, suite aux pressions, en laissant aller le carrosse ' Nous nous sommes intéressés de près à ce qui concerne les accidents qui ont eu lieu sur les routes traversant le territoire de la wilaya de Djelfa. D'abord les accidents en majorité concernent des voyageurs qui traversent la wilaya soit dans le sens est-ouest ou nord-sud. Les citoyens de la wilaya de Ghardaïa maudissent ce tronçon de la RN 1 et l'instance des Azzabas leur a conseillé d'observer une halte à Aïn Ouassara. C'est ce qui a fait reculer relativement le nombre d'accidents et de décès sur cette route. Bien qu'avec Ouargla, Adrar et Béchar, ces quatre wilayas occupent le podium des accidents qui surviennent sur les routes nationales qui traversent la wilaya de Djelfa. Les conducteurs sont sont parfois pris de court par l'état des routes. Le nombre de points noirs, soit d'origine géographique soit par manque de signalisations verticale ou horizontale. Trois endroits sont meurtriers et ont enregistré de tristes et macabres records d'accidents et du nombre de décès. Il s'agit du croisement de deux routes au nord de Birrine où il y a eu plus d'une centaine de morts. Ensuite au sud du col des caravanes sur la RN1 où chaque année, pour ne pas dire chaque mois, les ambulances de la Protection civile transportent des centaines de personnes blessées gravement et des corps des défunts. Enfin, le double virage que les Bécharois appréhendent qui se trouve entre les localités d'El Idrissia et El Guedid qui a fait des dizaines de morts. La seule démarche fut d'installer des panneaux de signalisation pour que les assurances n'attaquent pas les travaux publics. Pour témoignage et lors des couvertures des visites du ministre des Travaux publics à Djelfa en particulier et dans plusieurs wilayas, il n'a jamais cessé d'attirer l'attention soit des directeurs des travaux publics au niveau des wilayas ou des entreprises réalisatrices leur faisant porter la responsabilité des dégâts possibles. Le directeur des transports avec qui nous avons eu des entretiens autour de ce sujet semble conscient de la gravité de la situation. Le Darak El Watani, la Sûreté nationale et la Protection civile donnent le meilleur d'eux-mêmes et sauvent ce qu'ils peuvent sauver.
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