Sur les étals des boucheries de viandes blanches dans les marchés de l'intérieur du pays, le prix du poulet affiché est de 140 DA de moins que d'habitude. Il vient de reculer de 380 DA à 240 DA soit plus de 33%. Aux marchés à bestiaux, les prix des moutons vifs sur pied reculent eux aussi entre 5 000 et 6 000 DA.
Si pour la volaille les raisons sont connues et étaient attendues, elles se résument d'abord à l'offre qui est beaucoup plus importante que celle attendue dépassant largement la demande qui connaît généralement un pic en cette période cultuelle du Mawlid Ennabawi où les plats sont préparés à base de viandes blanches. Il s'avère que tous les aviculteurs professionnels et conjoncturels ont eu confiance en les mesures anticipatives prises par l'Etat en juin et juillet 2012 suite à la crise mondiale dans la production de l'aliment de bétail. Ces mesures consistaient en un soutien sous plusieurs formes, notamment l'exonération des droits de douanes sur les prix des principales céréales entrant dans la composition des aliments de bétail. La confiance, acquise, a induit que toutes les batteries d'élevage de poulet de chair soient mobilisées et rentabilisées. Ainsi à la wilaya de Djelfa pour exemple, la production s'est multipliée par trois elle a atteint les 44 130 quintaux chez les aviculteurs déclarés dépassant largement les 13 830 quintaux en 2012. Ce n'est pas la seule raison qui explique cet important recul ; l'offre étant plus importante que la demande parce que le poulet en grossissant devient plus vorace et consomme plus d'aliments, ceci d'une part, p et d'autre part la majorité des poulaillers non recensés ou vivriers soit artisanaux ou familiaux produisent autant si non plus de poulet que ceux qui sont déclarés se trouvant en zones montagneuses enneigées actuellement. Le froid persistant peut être catastrophique pour ces cheptels. D'où la nécessité pour les aviculteurs de se séparer de cette «charge» à n'importe quel prix et au moindre coût, l'essentiel c'est de sauver les meubles. Néanmoins, le prix actuel leur est bénéfique si la crise ne perdure pas. Les frontières étant devenues hermétiques suite aux problèmes sécuritaires ou la faiblesse des états voisins qui n'arrivent plus à maîtriser les groupes terroristes agissant sur leurs territoires et qui risquent de nous causer des préjudices. Les contrebandiers transfrontaliers se voient ces jours-ci obligés de faire profil bas et de rentrer en dormance en attendant des jours meilleurs. Cette situation a eu des répercussions positives sur le marché intérieur notamment celui du mouton qui ne fait plus du saute-frontière. Sur les marchés à bestiaux, la bourse du mouton a sensiblement chuté. Les prix ont sensiblement reculé de 5 000 DA voire 6 500 DA par tête sur pied. En définitif, les prix qui étaient appliqués et imposés aux consommateurs ne sont que le résultat de la spéculation et du llaxisme affiché par l'Etat dans le domaine du contrôle. Les frontières hermétiques ont un double effet, la préservation des richesses nationales avec une meilleur maitrise de la situation et surtout le retour à la normalité des prix des aliments de première nécessité et stratégiques. Pourvu que les frontières restent hermétiquement fermées.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djilali Harfouche
Source : www.lnr-dz.com