Le bilan à Djelfa
Lors d?une réunion plénière avec les différents acteurs dans la lutte contre les maladies hydriques, aucune information n?a filtré à ce sujet et, quand bien même en pareille conjoncture, ce black-out sur ce conclave pourrait être dicté par le seul souci de paraître serein et d?éviter prudemment de provoquer un climat de psychose générale, il ne faut pas non plus, perdre de vue que ces infections sont codifiées par la législation comme des maladies à déclaration obligatoire (MDO). Par conséquent, toutes les mesures prises par les services concernés ou à prendre par la population doivent être annoncées au grand public directement, au moyen d?avis affichés sur les murs ou par les médias. Le DSP, joint par téléphone, a préféré faire un état des lieux de la typhoïde dont nous avons appris qu?aucune admission hospitalière n?a été enregistrée depuis le 31 août. Il ne reste donc plus aucun cas de suspicion, si ce n?est un seul cas confirmé qui a d?ailleurs, été évacué en urgence dans un état comateux à l?hôpital de Djelfa, mais ses jours ne sont plus en danger, a indiqué le DSP. « La rémission est totale grâce à un traitement d?attaque approprié et les cas libérés de l?hôpital de Aïn Ouessara ne subissent même pas de traitement ambulatoire. Cependant, pour rester vigilants, nous avons prévu des séances de contrôle périodique », a-t-il précisé. Il ajoutera : « Une fois que l?agent causal a été identifié par une étude étiologique pointue et trouvé son origine, nous avons jugulé le mal en moins de 15 jours à la faveur d?une action concertée. ». Pour revenir à la réunion de cette commission tenue en catimini et malgré l?effort de garantir une confidentialité, El-Watan a pu, tant bien que mal, accéder à l?essentiel de l?ordre du jour. On citera à titre indicatif des mesures urgentes à prendre pour la réparation définitive des ventouses (calottes en caoutchouc qui s?appliquent par pression de l?air pour laisser s?écouler l?eau potable) et la dotation rapide des forages en instruments automatiques de javellisation. En outre, il a été question de l?usine des peaux ( la tannerie) dont les déchets liquides et solides réputés toxiques (des nitrates et de l?ammoniac) sont quotidiennement déversés dans le réseau d?assainissement puis drainés vers la station d?épuration. Selon notre source, un rapport privilégiant la fermeture de cette usine a été dressé dans le cas, bien sûr, ou celle-ci demeurera démunie d?une mini-station d?épuration pour purifier les déchets en amont, tel que l?exige son statut d?entreprise classée par rapport aux conditions environnementales. Enfin, il faut signaler que la commission a relevé quelques manquements aux recommandations faites l?année dernière, suite à une vague d?hospitalisations de cas typhoïdiques, plus de 140 cas confirmés, doit-on le rappeler.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Abdelkader Zighem
Source : www.elwatan.com