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Les joint-ventures, une solution fiable ' Relance de l'industrie nationale



Les joint-ventures, une solution fiable ' Relance de l'industrie nationale
L'industrie nationale va-t-elle renaître de ses cendres ' Cette question brûle les lèvres des spécialistes et des observateurs de la scène économique qui demeurent sceptiques sur la capacité du système économique à satisfaire les besoins nationaux en termes d'équipements, de produits manufacturés et semi-manufacturés. Des questions qui demeurent légitimes en raison de la régression qu'a connue ce secteur, ces dernières décennies. Aujourd'hui, le chômage galopant et la facture des importations de plus en plus salée font que la relance du secteur industriel soit une démarche stratégique, voire vitale pour le pays. Il faut reconnaître tout de même que des tentatives ont été déjà faites à travers notamment les privatisations des entreprises ou la mise en place de champions industriels.
Aujourd'hui, le département que gère Cherif Rahmani mise sur les partenariats avec les groupes étrangers. L'on assiste actuellement à la multiplication de ce genre de partenariats industriels tous secteurs confondus dans l'unique optique de faire décoller l'industrie et pour atteindre une croissance annuelle à deux chiffres. Ainsi, après la filière mécanique qui a bénéficié de toute l'attention du gouvernement, d'autres branches sont au menu, telles que les constructions métalliques, la sidérurgie et l'industrie pharmaceutique. La filière mécanique reste, en fait, l'un des créneaux qui a le plus bénéficié des partenariats avec les différents groupes de renommée mondiale tels que Massey Fergusson, Liebherr, Renault, Deutz etc'. En tout, ce ne sont pas moins de 16 nouveaux projets qui sont programmés dans l'industrie mécanique en partenariat avec des étrangers. Ils sont chapeautés par la Société de gestion de participation de l'Etat SGP Equipag (Equipements industriels et agricoles) et concernent le machinisme agricole, les travaux publics, l'hydraulique et les hydrocarbures. Idem pour les constructions métalliques qui seront au c'ur de projets avec des étrangers. 8 nouveaux projets et joint-ventures seront matérialisés en partenariats avec des groupes étrangers notamment un projet dans l'aval pétrolier avec un partenaire portugais, un projet dans la fabrication des silos avec le Groupe italien Borghi, un projet pour la fabrication des couvertures autoportantes en partenariat avec un partenaire portugais ainsi qu'un projet pour la fabrication des charpentes tri-dynamiques qui servent à la construction des aérogares. Cette méthode s'est élargie même au secteur du textile qui souffre énormément en Algérie.
Pour cela, ce sont les Turcs qui ont été retenus pour la création de deux sociétés mixtes entre le Groupe public Confection et Habillement CH et la société turque Ringelsan. Parallèlement à ces joint-ventures, le gouvernement cherche à relancer des dizaines d'unités industrielles à l'arrêt depuis des années. L'exemple vient de Djelfa où une unité spécialisée dans l'électronique reprendra ses activités, après un arrêt qui aura duré 15 ans. Cette usine devrait accélérer la cadence de sa production d'équipements médicaux électroniques et passer d'une capacité de 19 000 unités actuellement à 28 500 unités en 2017, selon le ministère de l'Industrie. D'autres entités à l'arrêt actuellement attendent aussi un signal ou peut être un appui pour pouvoir reprendre leurs activités.
En dépit de la portée économique de ces investissements qui promettent un transfert technologique et des milliers de postes d'emplois, des questions persistent. Car, les entreprises publiques retenues pour ces partenariats ont montré déjà leurs limites. Le management, l'innovation, la création, le marchandising, le marketing, ne sont pas leurs points forts. Des experts se posent d'ores et déjà des questions sur l'avenir de ces joint-ventures, tout en sachant que les raisons qui ont fait que les entreprises nationales sombrent dans la crise et l'endettement, sont toujours de mise. L'on s'interroge aussi sur la manière de gérer le décalage qui existent entre des groupes étrangers qui cherchent le gain, les bénéfices et s'appuient sur la productivité et la créativité et des entreprises publiques qui devraient respecter des règles, voire des orientations économiques parfois contraignantes. Pour l'heure, du côté du département de l'Industrie on se concentre plutôt sur les avantages. Des contrats de performance ont été signés et d'autres le seront avec le ministère afin d'inciter les SGP à augmenter les capacités de production, créer de nouveaux emplois permanents, et améliorer la qualité des produits.
S. B.
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