
«Baba Ali me porte bonheur. Et cela fait plus de cinq ans que j'expose mes moutons ici. Je suis un habitué et je me sens presque chez moi», avoue Bessaoud, éleveur originaire de Berrouaghia, dans la wilaya de Médéa, qui propose une cinquantaine de moutons sur le côté gauche de l'autoroute. «Je suis arrivé vendredi, et j'ai déjà écoulé une vingtaine de têtes. Ce sont des clients qui attendaient ma venue et dès que je suis arrivé, ils ont pris leurs bêtes de sacrifice», se réjouit ce quinquagénaire, costaud et emmitouflé dans une kachabia noire et portant un «trente-trois tours» sur sa tête.?«Les gens me reconnaissent comme cela, ils aiment, d'ailleurs, ce look !», se réjouit notre interlocuteur. Allal et Nouar sont deux autres fidèles de cet espace de vente à ciel ouvert. Originaires de la commune de Charef, dans la wilaya de Djelfa, ces deux cousins y installent leurs bêtes depuis «presque dix ans», selon leurs dires. Certains pères de familles habitués à acheter leur mouton ici se dirigent directement vers ces éleveurs et au bout de quelques minutes la transaction est accomplie. «C'est une question de confiance», expliquent-ils.?«Lorsqu'on a affaire à de vrais éleveurs, on peut payer un peu cher, mais ça ne fait pas mal, car l'élevage est une activité pénible et coûteuse», ajoutent nos interlocuteurs. Le même avis est partagé par plusieurs autres pères de famille croisés sur les lieux, qui affirment que si le gain se dirige directement vers l'éleveur, ils ne se plaignent jamais des prix, contrairement aux maquignons qui doivent, selon eux, être «évités» en cette circonstance.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A H
Source : www.infosoir.com