
Les forestiers de 16 wilayas de la steppe et des Hauts-Plateaux se réunissent à Djelfa pendant trois jours en ateliers didactiques avec obligation de résultats.Cette réunion est la seconde du genre. L'immensité du territoire national et la variété écologique ont dicté une nouvelle démarche dans la gestion des boisements nouveaux et des reboisements. Le domaine forestier est désormais constitué, selon la DGF, de trois zones: le nord du pays qui est pratiquement constitué de montagnes et de forêts naturelles. Ce sont 23 wilayas qui y sont concernées. La zone intermédiaire qui couvre 16 wilayas de la steppe. La zone saharienne recouvre à elle seule les territoires de neuf wilayas mais qui équivaut aux deux tiers de la surface globale. Cette rencontre a eu lieu suite au programme de reboisement initié par la DGF entériné par le MADR et validé par le Conseil interministériel. Ces rencontres entrent dans le cadre de la préparation de la grande opération de reboisement 2015/2019. Les cadres de la DGF ont eu le courage de faire le point et de pointer du doigt les aspects qui n'allaient pas bien. Ils ont reconnu les failles, ils ont décidé de revoir ces aspects et de les prendre en charge. Le premier correctif est celui de décentraliser les études et surtout ne plus avancer un plan national. Le deuxième concerne une réorganisation des zones en tenant compte de l'écologie locale ou zonale. Le troisième, ce sont les outils administratifs qui doivent se conformer aux spécificités naturelles de chaque zone. Les cahiers des charges doivent eux aussi être harmonieux avec le besoin, tout en respectant le code des marchés publics. Pour la zone des Hauts Plateaux et de la steppe, il est prévu la réalisation pour le prochain quinquennat 2014/2019 de 350 000 hectares dont une grande partie se trouve dans le barrage vert. Donc une reprise des grands travaux du fameux barrage vert. Les cadres concernés par ces rencontres sont les conservateurs forestiers, des chefs de services de l'extension du patrimoine forestier, les chefs de circonscription. Les représentants du BNEDER, de l'EAGR et de l'INRF ont participé activement à la réussite de cette rencontre de Djelfa. La première journée a été consacrée aux conférences et débats sur les sujets pointus en faveur du développement forestier. Lors des débats, il a été question d'abord d'échanger les informations, de faire part des expériences favorables pour telle espèce ou tel porte-greffe, de constituer une banque de graines pour les espèces endémiques et de corriger les failles sans attendre la fin du plan pluriannuel. Il ressort lors des débats aussi que le foncier forestier se rétrécit comme une peau de chagrin. Il a été relevé avec amertume que tout reboisement nouveau est détruit par le pacage systématique. Les importantes surfaces reboisées par les institutions ont été dans leur majorité victimes de sabotages par les éleveurs locaux ou limitrophes. Les forestiers estiment que la bonne gouvernance assurera la réussite des programmes de reboisement. Mais il faut assurer le gardiennage et la mise en défens des forêts susceptibles d'être agressées.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djilali Harfouche
Source : www.lnr-dz.com