
Le soulagement est perceptible à travers le territoire national chez les éleveurs bovin et ovin à la seule vue à la télévision de la vétérinaire en train de vacciner une vache. Nos différents contacts à travers tout le territoire national sont unanimes : c'est le soulagement total.L'inquiétude et l'affolement ont cédé place à l'espoir. L'arrivée des premières 250 000 doses de vaccin de type «OA» et leur répartition à partir de l'aéroport vers les sept laboratoires régionaux sans passer par le lourd circuit habituel, est déjà en soi, une première de faire sauter les verrous habituels où des petits agents véreux imposaient leurs lois. La machine s'est huilée et fonctionne parfaitement surtout chez les vétérinaires. Ces derniers ne ménagent aucun effort surtout depuis que le ministre de l'Agriculture a reconnu l'efficacité de leur intervention, lequel a aussi tenu à les remercier et les féliciter à partir de Médéa lors de la visite de travail qu'il a effectuée à cette wilaya. Aujourd'hui, les fermiers ou les vachers, tous demandent à ce que leur cheptel soit vacciné. D'autres vont plus loin et demandent à ce que le cheptel du voisin, de la commune ou celui de la wilaya soit vacciné en priorité avant d'autres wilayas. C'est pour dire que l'évolution de la situation est considérée comme positive. Le président de la fédération des éleveurs, Djilali Azzaoui, n'a pas fait dans le populisme. Il a non seulement soutenu l'application de la loi mais s'est félicité des dispositions prises bien que sa structure n'ait pas été concertée. Avec l'arrivée des vaccins, il était le premier à exprimer sa satisfaction et dire que seul l'Etat peut réparer les fautes de certains maquignons sans vergogne qui, ajoute-t-il ont fait mal aux éleveurs. Concernant les «mekassine» bénéficiaires des droits de stationnement des souks, il dira que ces derniers doivent veiller à la santé des animaux qui fréquentent les souks au lieu de revendiquer quoi que ce soit. Il vaudrait mieux qu'ils se taisent. Il reviendra à la charge pour dire que les éleveurs ovins sont ceux qui paient à la place de tous les fautifs. Ils doivent être respectés et il faut leur reconnaître leur participation dans l'économie nationale. Il ne faut pas les rendre coupables des erreurs des autres personnes ou groupes de personnes qui sans état d'âme et avec le soutien d'agents de l'Etat sont complices. Fin de citation. L'assurance agricole a été boudée sous prétexte que c'est un péché de s'assurer : si l'éleveur s'assure, la machine des impôts se met en marche pour l'écraser. Dans tout cela, il n'y a ni «hram» ni machine des impôts quand c'est la fièvre aphteuse qui sévit. Les règles pour éviter le péché ne sont plus respectées quand la vache agonise pour qu'elle soit abattue et revendue comme halal. Alors que le prix quotidien de l'assurance d'une vache est moins que l'équivalent du prix d'un café (18 DA). Rares sont ceux qui assurent leurs cheptels sauf ceux qui sont contraints par l'ANSEJ ou par les exigences imposées pour l'obtention de crédits bancaires. La Caisse nationale de la mutualité agricole à travers ses caisses régionales engage depuis l'apparition de l'épizootie des opérations de marketing pour convaincre les éleveurs à s'assurer des risques qu'ils peuvent encourir. Nous avons assisté à une distribution de moyens sanitaires et d'habits dans la daïra d'Hassi Bahbah. Des 5 fermes que nous avions visitées avec la délégation de la CRMA de Djelfa une seule est assurée d'une manière mécanique car ce sont des bovidés acquis dans le cadre de l'ANSEJ. L'assureur avait offert gracieusement des habits (blouse ou combinaison, bottes, gants, bavettes) des moyens d'aseptisation et de la chaux vives. Dans la délégation un vétérinaire assurait une visite systématique des bovins et donnait des conseils de conduite pour les fermiers. Espérons que cette épizootie soit contenue du moment qu'elle est confinée et que les marchés à bestiaux soient rouverts avant la fête de l'aïd el kebir.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djilali Harfouche
Source : www.lnr-dz.com