S'il est une question qui taraude l'esprit du citoyen lambda de façon persistante, particulièrement en été, c'est bien celle de savoir s'il y aura suffisamment d'eau pour la population de Djelfa '
Cette question est, peu à peu, en train de conduire à l'affolement, voire à la contestation, chaque fois qu'un robinet, pour une raison ou une autre, est à sec, ne serait-ce que momentanément. Les autorités locales connaissent bien ce problème, pour pouvoir en mesurer les conséquences fâcheuses qui risquent à tout moment d'en découler. D'aucuns ont, en permanence, le souvenir amer de la protestation massive et musclée des habitants de la cité Wiam un certain 4 septembre 2004, le jour même de l'installation du wali actuel ! Bien vu, car il a y a à peine 2 jours, les habitants de la cité Fousha ont exprimé leur grogne de ne pas recevoir, dans leurs foyers, ce liquide précieux.Pour cette fois, il ne s'agissait que d'une partie de ce quartier de fortune populeux et qui, d'ailleurs, ne cesse de s'aggrandir au gré d'une offre en logements de « recasement », proportionnellement croissante à un exode rural sans précédent !Seul un pneu a été brûlé lors de ce mécontentement et l'apaisement de la colère n'a été possible qu'une demi-heure plus tard, grâce à l'intervention du maire par intérim, de son adjoint et du directeur de l'unité ADE de Djelfa.Les mesures prises in fine pour éviter une récidive, font état d'un renforcement du plan d'approvisionnement en eau, un plan dit de « citernage », d'un programme de remise en état de la conduite principale, perforée tout le long par des « piqueurs » illicites d'eau et, enfin, d'une opération de colmatage des nombreuses fuites.Selon le directeur de l'unité de l'ADE, M. Ziane, le manque d'eau dans cette agglomération est dû à une déformation du tubage par l'effondrement du puits de forage ZI2 d'un débit de 16 l/s, celui qui, justement, dessert, entre autres le quartier. En outre, le réseau ne répondant pas aux normes et le piquage sauvage de la conduite principale, y compris dans le but d'arroser les jardins des riverains, se font durement ressentir ! « Forcément, l'eau se raréfie au profit notamment de ceux qui sont en amont », a-t-il précisé. Si l'eau, en général, existe en abondance depuis la mise en service de la station de oued S'der, pourquoi donc n'a-t-on pas d'eau selon les prévisions théoriques affichées, à savoir 180 l/individu journellement et dans tous les quartiers 'Est-ce à dire, justement, que le déficit en eau découlerait de la gestion rationnelle des ressources hydriques, ou d'un hypothétique assèchement du gisement aquifère ' Ce qui semblerait tout de même absurde, quand on sait que les réserves en eau sont incommensurables dans la région de Aïn El Bel ' Eh bien, il n'en est rien car, il y a beaucoup d'eau, suffisamment pour couvrir les besoins en eau d'une population bien plus importante que celle de Djelfa (340 000 h). Le hic est que le réseau de distribution date de plus de 50 ans et donc guère adapté, puisque il a été conçu pour seulement 20 000 habitants ! La mesure qu'il y a lieu de prendre coule donc de source. !
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Abdelkader Zighem
Source : www.elwatan.com