
Les intervenants à la clôture du séminaire national sur la désertification, organisé à Djelfa, se sont accordés, hie,r sur l'impératif de reconstituer le couvert végétal au niveau des zones dégradées, affirmant que ce moyen était parmi les meilleurs susceptibles d'aider à faire face au risque de désertification dans notre pays. "L'Algérie consacre beaucoup d'efforts pour reconstituer son couvert végétal", a assuré le directeur de l'Institut national de recherches forestières, Ben Lebiedh Denidina, en marge d'une sortie de terrain dans des zones abritant ce type d'opérations pilotes qui consistent à cultiver des plantes locales.M. Ben Lebriedh a souligné que ces opérations initiées par son établissement à travers la centrale de lutte contre la désertification étaient vitales pour les régions arides et semi-arides, dont les plantes endémiques (alfa et autres) commencent à enregistrer un recul en raison de la dégradation de leur sol. Il a signalé la création, à ce titre, de la station expérimentale de la région de Sdar, dans la commune d'Aïn Ibel (20 km au sud de Djelfa), où il a été procédé à la culture de certaines plantes endémiques, à l'instar de l'alfa et du chih (armoise blanche).
L'opération a enregistré un succès notable, a-t-il assuré, pour ce qui est de l'alfa notamment. Le chef du département d'aménagement pastoral auprès du Haut-Commissariat au développement de la steppe, Boukhari Lakhdar, a, lui, mis l'accent sur les actions qualitatives initiées par son organisme en matière de lutte contre la désertification. Il a cité parmi ces actions, la création de périmètres de cultures et de réserves naturelles, dont l'impact est avéré dans l'arrêt de l'avancée du désert et la reconstitution du couvert végétal des zones concernées, a-t-il affirmé, outre leur contribution dans la garantie de fourrages pour le cheptel local. De plus, ces périmètres assurent une source de revenus pour les collectivités concernées, qui les louent aux éleveurs locaux.
L'autre action positive à mettre à l'actif du Haut-Commissariat au développement de la steppe est représentée, selon le responsable, par la création de points d'eau pour l'abreuvement des bêtes, outre l'exploitation des eaux des inondations dans la production de fourrages verts.
Des experts du domaine et autres responsables de différents organismes et universités nationales ont pris part à cette manifestation de trois jours organisée à l'initiative de l'Institut national de recherches forestières (INRF) en collaboration avec l'ambassade de Chine en Algérie. Le dernier jour de la rencontre a vu l'organisation de visites de terrain au profit des participants, notamment au projet de culture de la région d'Ourou, à la station de fixation des sables d'El Mesrane (100 ha) et à la commune de Zaâfarane, considérées parmi les localités du pays les plus confrontées aux risques de désertification, ayant vu la réalisation de nombreux projets en la matière.
APS
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : APS
Source : www.liberte-algerie.com