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L'ambassadeur de Chine



L'ambassadeur de Chine
La Chine fête le 8 février prochain «l'année du singe», qui est, selon son ambassadeur,«une année en général, novatrice.»C'est par ce propos « positif » qu'il souhaite que « cette année nous donnera les moyens pour réaliser tous les défis auxquels nous faisons face. » Interrogé à propos d'un éventuel endettement de l'Algérie auprès de l'Etat chinois, il répond « nous estimons qu'une coopération financière peut être envisagée avec l'Algérie, elle est envisageable, elle est souhaitée, nous sommes prêts à répondre à toute sollicitation algérienne parce que nous sommes tenus par un partenariat stratégique.» Mais, nuance-t-il « jusqu'à ce jour, on n'a pas reçu de demande formelle de l'Etat algérien, (du moins) de prêts d'Etat à Etat.» L'ambassadeur pense d'ailleurs que « nous devons d'abord essayer de réduire les écarts commerciaux entre nous pour aller vers un partenariat industriel.» Avec l'amélioration, dit-il, du climat d'investissement, (…) et avec une amélioration de la législation du climat des affaires, on aura à l'avenir plus d'investissements, mais il faut du temps, nous sommes persuadés que nous avons d'autres opportunités de partenariat avec l'Algérie.»A propos des achats en particulier du pétrole algérien, il estime que « nous sommes toujours disposés à acheter plus mais géographiquement, c'est difficile, une longue distance sépare les deux pays. »La Chine tente de «compenser cette difficulté «en essayant d'augmenter ses investissements dans une proportion beaucoup plus importante.» Il rappelle qu'en plus du projet de réalisation d'une cimenterie à Djelfa, il y en a d'autres avec des partenaires algériens, «mais c'est toujours délicat d'en divulguer des informations sans l'accord des concernés.» Le partenariat chinois dans la réalisation du port maritime centre fait dire à l'ambassadeur qu' «une fois la société mixte créée, il lui appartient de solliciter des financements auprès d'une ou de plusieurs banques chinoises, le projet n'aura pas de financements publics.» Il pense que «la réalisation du port algérien nécessitera sur les dix années à venir, un financement de 3,5 milliards de dollars, la société mixte demandera des financements bancaires par étape, elle n'est pas obligée d'avoir tout le montant en une seule fois. » Le diplomate chinois annonce que « pour les 11 premiers mois de 2015, les échanges uniquement de la partie continentale de la Chine avec l'Algérie, ont atteint entre 7 et 8 milliards de dollars.»Il a, par ailleurs, expliqué que «la main d'?uvre chinoise dans le secteur algérien du bâtiment va diminuer, ce n'est pas une décision de l'ambassade mais en considération avec la conjoncture du marché.»Il espère renforcer la coopération avec l'Algérie « qui est déjà très forte et très dynamique » dans les énergies renouvelables. Il est persuadé que pour l'ensemble des projets qui pourront être initiés en et avec l'Algérie, « on peut trouver des financements sans passer par l'Etat.» L'Algérie, pour lui, « se trouve dans un moment crucial en s'engageant dans une transition vers la diversification économique pour réduire sa dépendance des hydrocarbures. » Il assure que « nous avons acquis des expériences et tirés des leçons que nous sommes prêts à partager avec nos amis algériens, toutes sortes d'échanges sont les bienvenus (…), nous voulons partager et soutenir, nous serons là pour vous accompagner.»


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