Djelfa - Revue de Presse

Formation à distance : Ça pullule au CREFD de Djelfa



Créé il y a à peine 8 ans, le Centre régional d'enseignement et de formation à distance (CREFD) de Djelfa a enregistré pour l'année scolaire en cours le nombre effarant de 11 000 inscrits, soit l'équivalent de 20 lycées à raison d'une moyenne située entre 400 et 500 potaches ! Un seuil qui donne le tournis comparativement au centre d'Oran qui affiche seulement 5000 inscrits, celui de Tiaret, couplé avec Tissemsilt, qui pointe à 2500 et Laghouat, conjointement avec Ghardaïa, considéré comme l'un des plus anciens dans le sud, qui n'est qu'à un peu plus de 4000 ! Au cours de l'année 1999/2000, date effective de sa création, le centre de Djelfa, qui rayonne également sur la wilaya de M'sila, comptait déjà 1729 apprenants pour les deux paliers, le moyen et le secondaire, toutes disciplines confondues. Selon Bensalem Touissat, le directeur du centre : « Djelfa, avec cette masse humaine forte de 11 000 inscrits et qui de surcroît va grandissant, réalise là incontestablement l'exploit national, si l'on excepte la capitale, et un record d'affluence qui n'est pas près d'être égalé et encore moins de tomber. »Lors de l'entretien qu'il a accordé à El Watan, il déclare que cette situation, bien qu'exceptionnelle, ne pose aucun problème pour l'Office national de la formation à distance (ONFD) qui possède la ressource humaine idoine pour ce type de défi. Néanmoins, il avouera que l'ennui réside seulement dans l'absence de données de base claires, nécessaires à une meilleure approche des prévisions d'accueil, qu'il trouve au demeurant difficilement saisissables. En effet, pour élaborer ses prévisions annuelles en termes d'inscription, le CREFD n'a pas que les CEM et les lycées comme éléments variables dans l'évaluation quantitative de la population, potentiellement issue de la déperdition scolaire. Il existe d'autres éléments encore plus aléatoires qui interviennent dans le calcul et à titre d'exemple cette population de tous âges jouissant d'un niveau scolaire post-primaire et qui vient de nulle part. A noter que la wilaya de Djelfa détient plusieurs autres records.Elle caracole en première position parmi les wilayas pauvres, possède le plus faible taux de réussite au bac et le plus fort en termes d'exode rural et celui d'être passée en un rien de temps au rang de 4e wilaya du pays du point de vue de la population, etc. Mais, ce dernier « détail » fait au moins le beurre des élus nationaux en puissance (députés et sénateurs), dès lors que le quota d'élus alloué à chaque wilaya varie en fonction de sa population.
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