Djelfa - A la une

Entre satisfaction et colère



Entre satisfaction et colère
« Je suis fier et content de vous. Il faut continuer sur cette lancée. Je suis à votre disposition, il faut juste exprimer vos besoins », a souligné le ministre en direction des jeunes médecins, non sans rassurer que son secteur n'envisage aucune restriction budgétaire. Le ministre a tenu à encourager les médecins spécialistes en orthopédie car en dépit du manque de moyens, ils réalisent chaque semaine entre cinq et sept opérations chirurgicales. En matière de formation continue, Boudiaf a incité les médecins généralistes à s'inscrire au programme de gynécologie-obstétricienne dans le but de combler le déficit en spécialistes dans la région. Continuant sa visite d'inspection, le ministre s'est rendu dans le centre intermédiaire de soins aux toxicomanes. « Nous recevons cinq à six patients par jour », fait savoir la psychologue du centre qui annonce aussi que l'établissement compte également une unité de prise en charge des personnes voulant cesser de fumer.Affichant sa colère contre une chaîne de télévision privée pour avoir diffusé des informations faisant état de décès dans les wilayas de Bordj Bou-Arréridj et Djelfa à la suite d'un vaccin antigrippal périmé, le ministre a affirmé que « les personnes décédées des suites de la grippe n'étaient pas vaccinées ».« Nous fermerons encore des cliniques s'il le faut »Evoquant l'activité complémentaire pratiquée par certains chirurgiens, le ministre s'est montré intransigeant. « Il n'est pas question que les patients soient orientés vers les cliniques privées pour des opérations chirurgicales. Celui qui veut se soigner dans les cliniques privées est libre, mais il est formellement interdit que des malades dans les hôpitaux soient orientés vers le privé. Nous avons fermé et nous fermerons des cliniques s'il le faut », dira-t-il. Boudiaf et la délégation qui l'accompagne se sont ensuite dirigés à Aïn Sefra où il n'a pas eu l'occasion d'inaugurer l'hôpital psychiatrique de 120 lits, transformé en hôpital général.Le bureau d'étude, responsable du suivi de la réalisation n'aurait pas accéléré la cadence des travaux. Un autre délai a été accordé pour livrer le projet avant l'été en prévoyant 40 lits seulement pour le service de psychiatrie. Boudiaf relève, par ailleurs, que le citoyen n'accède pas facilement aux soins. « Tant que les citoyens me demandent d'intervenir pour voir tel médecin ou tel professeur c'est qu'il y a des problèmes d'accès aux soins. Notre stratégie est d'imposer les normes universelles dans nos hôpitaux.Le patient sollicite les urgences éventuellement pour être ensuite orienté selon le type de pathologie. Il est anormal qu'un malade reste plus de vingt jours aux urgences alors que le service où il doit être traité est vide », tonne-t-il. A Aïn Sefra, le ministre a inspecté l'hôpital où officie une mission cubaine qui s'occupe du service mère-enfant. Après avoir visité les deux blocs de chirurgie, il a annonce qu'une école paramédicale ouvrira ses portes dans la wilaya. Les responsables locaux évoquent, de leur côté, les cas d'nvenimation scorpionique occasionnant le décès de 3 personnes en 2015. Sur ce sujet, Boudiaf suggère de former des nomades à utiliser le vaccin dans ce genre de situation. Le ministre s'est ensuite rendu à Mecheria pour inspecter l'EPSP Mefti-Lyes dans un état de délabrement.Là, il a été surpris de voir qu'une équipe de gestionnaire et de chirurgiens configure le secrétariat médical sur un logiciel. Une informatisation qui satisfait Boudiaf et qui l'a fait savoir aux concernés. « Ce que je n'ai pas trouvé dans les grands hôpitaux à Alger ou ailleurs », s'est-il félicité en instruisant le DSP à l'effet de généraliser cette méthode de travail à l'ensemble des établissements sanitaires. Mais devant l'état de délabrement de la structure, le ministre a ordonné sa fermeture pour des travaux de réfection. Avant d'achever sa visite, Boudiaf a inauguré un hôpital baptisé au nom des frères Chenaka.


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