A la veille de la période la plus importante de l'année scolaire, à savoir l'avènement des examens de fin d'année, les responsables du secteur, les élèves et même les parents d'élèves sont très optimistes et gardent l'espoir d'une bonne récolte de résultats. Pourtant, le spectre de l'échec plane toujours si l'on se réfère aux très mauvais résultats de l'année passée (44 % de réussite, mais avant-dernière place au niveau national).
Cette année, les responsables du secteur et les autorités locales ont mis le paquet pour donner plus de moyens aux élèves en vue d'une bonne moisson de résultats. Des cours de soutien payés par l'APW, des cours de rattrapage les samedis et mardis, des classes moins surchargées, des séminaires pour les professeurs des classes d'examen et des manuels scolaires plus disponibles, sont des éléments qui donnent des espoirs réels d'une bonne fin d'année. Un problème persiste, néanmoins, c'est celui de beaucoup de parents qui ne se soucient que peu de la scolarité de leurs enfants. Ne visitant l'établissement que très rarement, ces derniers sont complètement démissionnaires vis-àvis de la scolarité de leurs rejetons. Il y en a qui ne savent même pas dans quel niveau et dans quel établissement sont scolarisés leurs enfants ! Pour cette année, 16 590 candidats passeront l'examen de la 5e et seront répartis dans 93 centres, 2 903 fonctionnaires seront mobilisés pour cette échéance. Pour le BEM, 68 centres d'examens accueilleront les 19 590 candidats de ce palier (dont 16 étrangers et 73 détenus). 4 086 fonctionnaires seront chargés de l'encadrement de cet examen. Pour le baccalauréat, 18 019 candidats (dont 9 197 libres, 69 étrangers, 17 détenus et 8 aveugles) passeront leur examen dans 69 centres. L'encadrement sera assuré par 4 174 fonctionnaires. Pour cette année, chaque salle d'examen aura 20 candidats et 3 surveillants pour les scolarisés et 15 candidats et 5 surveillants pour les libres. Beaucoup de gens à Djelfa pensent que l'instabilité des responsables a influé négativement sur le bon fonctionnement du secteur. La wilaya a connu 7 directeurs de l'éducation, en... 10 ans, et à chaque fois, on change les chefs de service et le secrétaire général. Il y a deux semaines, un nouveau directeur de l'éducation a été installé (encore un et à la veille des examens !). Le nouveau responsable du secteur, M. Rabie Hamimid, était auparavant SG dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj. Ce qui étonne dans la wilaya de Djelfa, c'est que les professeurs sont assez compétents, les élèves suivent correctement les cours, les moyens mis à disposition sont assez conséquents et les programmes arrivent toujours à terme. Mais les examens donnent toujours des résultats décevants.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bekai Bensaid
Source : www.lesoirdalgerie.com