Djelfa - A la une

Douche écossaise pour Belkhadem et Ouyahia



Le processus de la «régularité» des élections vient d'être, relativement, confirmé par la dernière sortie du Conseil constitutionnel.
Dans le communiqué lu par les présentatrices et présentateurs des journaux télévisés et des parlés, il y avait des erreurs identiques. Il ressort de la responsabilité de celui qui a rédigé le communiqué et de celui qui l'a signé avant de le rendre public. A titre d'exemple, pour la wilaya de Djelfa, il était question de l'invalidation de la liste RND de Mme Berromane Souad et de celle FLN de Ammari Mohamed, lesquelles sont remplacés par deux députés de l'alliance de l'Algérie verte, dont les noms n'appartiennent pas, en fait, à cette mouvance. Il s'agit du tête de liste de l'ANR, M. Khmikhem, parti classé dixième, et de la troisième de liste du MNND. Heureusement qu'hier, le tir a été corrigé. La remise des pendules à l'heure a permis à Mme Berromane Souad de garder son poste de députée du RND et que l'invalidé soit M. Kourek. Cette bévue décrédibilise un peu le travail du Conseil constitutionnel. Au demeurant, c'est extraordinaire ce qui vient de se passer. Il y a en Algérie une avancée notable et très importante dans le domaine de la démocratie. Qui, des citoyens, croyait un jour que le travail des walis et des chefs de daïra serait remis en cause ' Le fait est là. Ne faudrait-il pas prendre des mesures coercitives contre ceux et celles qui ont manipulé les documents et résultats ' Si cela se fera, il y aura des participations record lors des prochains rendez-vous électoraux. C'est le sérieux dans les décisions qui convainc le plus, beaucoup mieux que les discours. S'il n'y a eu que treize recours admis, cela n'exclut pas que parmi les 107 requêtes rejetées n'existent pas des recours réels mal formulés et mal argumentés. Les responsables de parti et les listes indépendantes ne doivent s'en prendre qu'a eux-mêmes. A ce stade, le droit à l'erreur n'est plus permis. Certains ont même présenté des recours d'une manière légère tout simplement pour démontrer aux «têtes de liste» qu'ils ont déboursé des sommes colossales pour avoir la fameuse accréditation. Les chefs de parti encaisseurs font dans le cinéma pour éviter les foudres des arnaqués. La presse se prête au jeu. Ceux qui ont «gagné» ou «récupéré» ou ont été réhabilité dans leurs droits disent qu'une partie de la justice a été rendue pour garder du mou dans leurs man'uvres. Mais ce qui est intéressant dans tout cela, c'est la position du FLN qui a non seulement perdu treize sièges, mais aussi un autre parmi les candidats indépendants. De facto, il n'est plus majoritaire. Le RND, lui, fait profil bas depuis le 11 mai dernier. Après-demain, au siège du Parlement, il n'y aura pas d'entrée triomphale du FLN, sauf pour ceux qui ont été réhabilités par le Conseil constitutionnel. C'est la FLN qui perd et c'est l'Algérie qui gagne. Il est habitué à ce genre de sacrifice.


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