La grève des entrepreneurs observée durant deux jours, les 27 et 28 janvier dernier, n?aura certainement pas été du goût de l?administration locale qui a mal accusé le coup. Pour rappel, ce débrayage avait paralysé l?activité dans les secteurs jugés les plus stratégiques, en plus d?être les seuls pourvoyeurs en main-d??uvre, à savoir le bâtiment, l?hydraulique et les travaux publics qui ont connu un arrêt des travaux respectivement à concurrence de 100%, 80% et 95%. Au lieu d?un débat que devrait dicter le programme du président à tout commis de l?Etat en vue de dénouer la crise née d?un non-paiement des factures des entrepreneurs ayant achevé leurs travaux, « la cellule de communication » de la wilaya, démantelée depuis belle lurette et, tiens, tiens, qui renaît de son absence par on ne sait quel miracle, n?a pas trouvé mieux que de s?ingénier à remettre en cause la qualité du représentant de l?UGEA, l?initiateur de cette grève, en l?occurrence Aek. Lagreb. En effet, celle-ci vient de publier un communiqué revêtu du seul cachet rond et sans griffe, dans lequel elle avance cette assertion en se basant sur une « lettre » que lui aurait adressée M?hamdi Chouikh qui se dit le président de l?UGEA et qui atteste que la personne dûment habilitée à agir à Djelfa au nom de cette union professionnelle est en fait Aek. Benmlouka alors que Aek. Lagreb n?en serait qu?un usurpateur de titre. Pour sa part, M. Lagreb, qui affirme tout le contraire, se dit disposé à affronter la justice conjointement avec ce « prétendu président de l?UGEA » qu?il soutient ne pas connaître. Sans quoi, poursuit-il dans sa déclaration à El Watan, « c?est moi qui serai contraint d?ester tous ceux qui tentent fallacieusement de me nuire, y compris les commanditaires de ce projet véreux ». En tout état de cause, le président de l?UGEA en exercice, Abdelmadjid Denouni, dont les bureaux sont à Alger, a adressé le 9 février un courrier officiel au wali qui informe de la représentativité de M. Lagreb et qui révèle que M. Chouikh n?a aucun lien avec l?UGEA, précisant que toutes les dispositions légales seront prises à l?encontre de ce dernier. Naturellement, ce subterfuge qui prône la technique du contre-communiqué pour semer la confusion ne paraît plus étrange dans cette wilaya depuis 2004. Il est même exercé comme un véritable sacerdoce par un certain cercle de l?administration, surtout dans les domaines de la politique et du monde associatif.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Abdelkader Zighem
Source : www.elwatan.com