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Djelfa Colère des travailleurs de la steppe



Des contractuels en poste depuis plusieurs années ont été licenciés du Haut-Commissariat du développement de la steppe (HCDS) pour «cause de suppression de postes budgétaires» depuis janvier dernier. Cet état de fait a amené les concernés à frapper à toutes les portes «afin de faire valoir leurs droits». Hier, lundi, quelques-uns d'entre eux, en compagnie de syndicalistes, de passage à notre rédaction, nous ont affirmé «être lésés et surtout ne plus savoir où donner de la tête face à un responsable qui ne veut pas entendre leurs doléances pourtant légitimes». Il s'agit là, de l'actuel directeur du HCDS. «L'argent existe. On se demande sur quelle base est prise la décision du licenciement de pas moins de 500 de nos collègues. On dispose de toutes les preuves attestant que les postes budgétaires sont bel et bien disponibles contrairement à ce que l'on ne cesse de nous faire croire, particulièrement à la direction générale du HCDS», ont-ils déclaré unanimement. Et ce n'est pas tout. Les travailleurs concernés par ce licenciement, par la voix de leurs syndicalistes, exigent également «la réhabilitation des autres membres du syndicat licenciés». «Le droit à la grève est garanti par la Constitution. La nôtre, qui remonte à une quinzaine de jours, n'a d'autre objectif que de consolider les différents discours allant dans ce sens. Elle est légale et la décision de justice de la Cour de Djelfa l'atteste», ont-ils ajouté estimant en avoir «assez de ces promesses non tenues». Ils ont, dans ce cadre, affirmé avoir été reçus par l'inspecteur général du ministère de l'Agriculture. «Ces responsables ne nous prêtent pas une oreille attentive et ne nous répondent pas d'une manière objective et solennelle», ont-ils déploré. Ils comptent «ne pas baisser les bras jusqu'à ce que justice soit faite». Il convient de rappeler que les faits remontent, selon des informations fournies par les représentants des travailleurs, au début du mois de janvier de l'année en cours. Des protestations ont eu lieu non loin du Haut-Commissariat et devant le siège du ministère de l'Agriculture. Les manifestants, en très grand nombre, avaient bloqué une partie de la rue principale de la ville de Djelfa et demandaient leur réintégration et le payement des arriérés de leurs salaires. Des doléances non encore satisfaites.
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