Rien ne va plus à l'APC de Djelfa, elle n'arrive plus à décoller et le blocage persiste. Pourtant, l'optimisme était de rigueur après les résultats des élections communales. La nouvelle composante de l'assemblée paraissait cohérente et très crédible aux yeux des citoyens. Les Djelfaouis ont très vite déchanté, suite aux dysfonctionnements de cette nouvelle APC, relevés déjà, lors de la première séance consacrée à la proposition et l'installation de l'exécutif. Rappelons que l'APC de Djelfa compte 23 membres (10 FLN, 07 RND, 03 FNA et 03 HMS). M. Brahimi Ali (FLN), qui a pourtant été élu à l'unanimité, a eu beaucoup de mal à former son cabinet. Il entama de très longues négociations pour se donner une majorité, mais bute sur les exigences (qu'il considère comme inacceptables) des membres des autres partis. Il fit en fin de compte une alliance avec le HMS, auquel il octroi une vice-présidence et deux postes de délégués. Cet état de fait engendra un mécontentement des autres membres qui quittèrent la séance et décidèrent de boycotter les réunions de l'assemblée. La situation devient encore plus compliquée, suite à deux membres du FLN qui rejoignent «l'opposition» qui devient ainsi majoritaire avec 12 voix. Cette nouvelle situation permet à la nouvelle majorité de demander une assemblée extraordinaire qui déboucha sur une délibération, gelant les activités des vice-présidents et permettant d'entamer de nouvelles négociations. Profondément surpris et mis devant le fait accompli, M. Brahimi lacha du leste et proposa une autre solution, à savoir, une vice-présidence pour chacun des partis de l'assemblée. La partie adverse refusa et demanda des élections à bulletins secrets, chose que le président trouve illégale, et c'est le grand blocage. M. Harfouche Abdelbaki (RND), leader de la nouvelle majorité, nous déclara : «Nous respectons M. Brahimi et nous sommes prêts à l'aider à condition qu'il reconsidère sa position sur la composante du bureau ou qu'il organise des élections à l'issue desquelles nous accepterons d'avance les résultats même si le FLN prendrait les quatre postes de vice-président». De son côté, M. Brahimi, fort des dispositions du code communal, est catégorique : «C'est au président de proposer les membres du bureau et je ne ferai pas d'infraction à la réglementation en organisant des élections». Deux réunions organisées par la DAL, au siège de la wilaya, n'ont donné aucun résultat, chaque partie a campé sur sa position. C'est vraiment dommage et surtout désolant pour une commune qui compte près de 400.000 habitants. L'arbitrage du wali en personne devient une nécessité absolue pour débloquer une situation qui n'a que trop duré et qui pénalise la commune et ses habitants. M. Brahimi reconnait pourtant que la commune nécessite des priorités et des urgences telles que l'hygiène, la viabilité des quartiers, la sécurité, l'éclairage public...
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Bekaï Abdelkader
Source : www.lequotidien-oran.com