Djelfa - Revue de Presse

Des primes de victoires non honorées depuis 3 mois



Grève générale des propriétaires de chevaux Tous les hippodromes répartis à travers le territoire national, viennent de connaître une paralysie totale décidée conjointement entre tous les propriétaires de chevaux. La situation alarmante qui prévaut actuellement, est nettement dénoncée par le président intérimaire de l’association nationale des propriétaires de chevaux et des éleveurs, mettant en cause directement la société des courses hippiques et du pari mutuel. La raison principale, invoquée, est le non paiement des dus des propriétaires depuis maintenant trois mois, alors que le quatrième mois est déjà entamé. Monsieur Douib Ali, n’y va pas de main morte, il n’arrive pas à expliquer une situation de non sens, puisque la SCHPM, qui génère quotidiennement, et 7 jours sur 7, des gains considérables à travers le territoire national, n’arrive pas à régler les droits légitimes de ces propriétaires, qui se résument en une prime de victoire, sensée être versée tous les 10 de chaque mois, comme le stipule la réglementation du code des courses. Durant le mois de janvier écoulé, une première grève avait été entamée par les propriétaires, pour une situation similaire de non paiement des droits légitimes, cette grève avait été interrompue, puisque immédiatement après, un accord fut trouvé. La société des courses remet cela en faisant fi des accords conclus, et mettant dans l’embarras les premiers concernés, c’est-à-dire les propriétaires qui voient les énormes charges relatives à l’entretien de leurs écuries se multiplier jusqu’à l’asphyxie. Ceci est nettement confirmé par les autres propriétaires de chevaux connus à l’échelle nationale et présents hier à l’hippodrome Antar Ibn Chaddad d’Es Sénia Oran, en l’occurrence Mrs Boulesbaâ Yahia, Boukhris Med, Boudraf, Aoued Kh. et le vétérinaire Benraïs Mounir, qui est au courant de tous les problèmes relatifs au monde hippique. Suite à cette grève, les enjeux de la course programmée pour samedi dernier au niveau du champ de course d’Es Senia et qui, bien sûr, se voit annulée ont été remboursés aux parieurs. La course prévue, hier, à l’hippodrome de Djelfa, à son tour, a subi les conséquences de l’anarchie qui prévaut autour de tous les hippodromes du pays, et se voit ainsi annulée. Les parieurs et la société des courses enregistrent tous un manque à gagner important du fait que les courses, programmées quotidiennement, génèrent énormément de gains. A l’image de l’un des plus importants hippodromes du pays qui est celui de Zemmouri et qui connaîtra à son tour l’arrêt décidé par les propriétaires qui ne veulent plus taire la gestion catastrophique d’une société étatique qui freine plus qu’elle ne dynamise un secteur prolifique, comme le précise un des intervenants, qui comparativement aux pays voisins envient le nombre important de nos parieurs et optimisent leurs rentrées financières en créant un climat de spectacle autour du cheval dans le but d’attirer le maximum de gens même ceux qui n’ont pas d’âmes de turfiste. En parallèle, les jockeys sur lesquels reposent toutes les courses, n’ont aucun statut spécifique ni aucune couverture sociale, une situation que d’ailleurs personne n’ignore, sachant qu’ils activent dans un monde de danger permanent vu les risques qu’ils encourent à chaque course à caractère PMU ou à blanc, c’est-à-dire sans pari. L’absence d’une ambulance, pourtant obligatoire durant chaque course, est un des «points noirs» que les propriétaires dénoncent aussi avec l’utilisation, lors des courses tenues au niveau de l’hippodrome d’Es Senia, d’un Karsan de location pour les besoins du commissaire de la course et qui est tenu de suivre cette dernière en même temps que les jockeys sur tout le long du parcours. Ce qui fait dire à un des propriétaires, que c’est bien là, un signe de mauvaise gestion et tout en sachant, qu’avec les gains générés, une voiture spécialisée devrait faire partie des investissements utiles. Suite à ces déclarations, le représentant des propriétaires, insiste sur la continuité de la grève à travers les huit champs de courses du pays, et ce jusqu’à règlement définitif de la totalité des primes de victoires qui n’ont pas été perçues depuis plus de trois mois, et non une avance de 50 millions proposée par la société des courses alors que c’est le montant d’un seul propriétaire parmi tant d’autres. En attendant, les propriétaires espèrent le règlement définitif de la situation, suite à laquelle tout le monde enregistrera un manque à gagner nuisible à tous. Par Zeggaï et Zitouni
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