A propos de ce qui se passe au niveau des grands partis (FLN,RND et MSP) voilà ce que m'a dit une cons'ur : «Un non-événement et il ne faut pas que j'y pense, car si je le fais, cela voudrait dire que j'existe et si j'existe, eux aussi existent et comme je ne veux point qu'il soit ainsi donc je ne pense rien du tout de cela pour la simple raison pour qu'ils ne peuvent plus exister.» Tout cela pour dire que même les journalistes sont blasés par les partis bien qu'ils ne doivent pas avoir d'états d'âme et traiter les sujets tels qu'ils se présentent.
Certains, par contre, y vont en toute liberté, développant des analyses plausibles malgré les contradictions. On a retenu l'une des analyses les plus proches de la réalité. Il ne faut pas se fixer uniquement sur les derniers événements qui touchent le RND et le FLN, et il faudrait remonter un petit peu dans le temps. Juste après les élections législatives, l'un des partis ' qui faisait partie de l'alliance présidentielle et qui venait tout juste de la quitter ' essuie un revers important, non par les électeurs seulement, mais par ses propres cadres et ministres qui le quittent et forment un nouveau parti, TAJ, adulte et qualifié pour les batailles futures. Le responsable du MSP doit alors son salut à ses frères des partis se réclamant musulmans puritains. D'ailleurs, quelques jours avant la convocation du corps électoral, Moussa Touati a exigé de ses militants, pourtant de la première heure, la «chkara», arrêtant même le barème. La réaction ne s'est pas fait attendre et un congrès extraordinaire est tenu à Djelfa. Moussa Touati est désapprouvé et destitué, il ne doit son salut qu'à certains «médias». Ce n'est pas le cas des authentificateurs du FLN, les anti-Belkhadem, bien qu'encadrés par des anciens ministres et des vieux routiers du FLN, n'ont eu aucun impact à tel point que tous les observateurs qui suivaient le «cas FLN 2010/2012» ont commencé à douter de la sincérité des deux camps, authentificateurs et loyalistes. D'autres cadres du RND, plutôt des ex-ministres, viennent à la rescousse des redresseurs. Ils veulent le départ d'Ouyahia, qui ne ressent pas d'inquiètude jusqu'au jour où son allié naturel le lâche : Bensalah signe avec les ministres RND (Chérif Rahmani et consorts) la fameuse lettre qui lui a été adressée. On ne reviendra pas sur la suite donnée à la missive. Cette fois-ci c'est au FLN que l'onde est ressentie. Tout est bien orchestré comme les tours de passe-passe d'un prestidigitateur !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djilali Harfouche
Source : www.lnr-dz.com