La nouvelle s'est répandue dans la ville, telle une traînée de poudre. Les curieux mettent en marche leurs androïdes et filment en direct la scène du crime. Il y avait une foule dense devant le salon de coiffure Essalem de la cité Beladiodh.Les curieux arrivent de toutes les directions. L'ambulance de la Protection civile est stationnée depuis 13h15. Les agents de la police scientifique arrivent sur les lieux avec leurs valises et pénètre sur ordre du procureur de la République qui selon les témoins est arrivé sur les lieux juste après les fourgons de la police. Pour avoir l'information avérée, nous nous sommes rendus sur les lieux du crime. Les premiers témoins qui ont vu le criminel sortir avec des vêtements complètement souillés de sang racontent plusieurs versions. Les seules points communs : le père du coiffeur avait plusieurs coups de couteau dans le corps et qu'il était égorgé. L'un des intervenants chargés de l'enquête nous donnera plus de détails en répondant à nos questions. Est-ce que le papa du criminel a été égorgé sur le fauteuil si non dans quelle position vous aviez trouvé le cadavre ' Il répondra directement : il était gisant dans le sang à même le sol son corps avait reçu plusieurs coups de couteaux et il était égorgé. L'état des lieux était sens dessus dessous, ce qui laisse déduire qu'ils se sont bagarrés. Le criminel s'est présenté au commissariat entre midi et deux heures au moment de la permanence. Il a lui-même déclaré qu'il venait de tuer son père et qu'il est dans le salon de coiffure Es Salem. Il s'est dirigé vers les cellules pour être enfermé. Les criminels dangereux ou fous dangereux, est-ce qu'ils existent dans votre ville ou village ' Quel comportement ont-ils ' Peuvent ils être réinsérés dans la société ' Ceux qui décident de les remettre en liberté sont-ils réellement responsables de leurs actes ' il y a ceux qui sont suivis médicalement et ils se remettent petit à petit. Mais il y a d'autre qui par manque de calmants, ils virent rapidement dans l'irréparable. Dans tous les cas de récidive, le résultat est identique, ce sont des personnes innocentes, parfois très proches, qui subissent «les actes barbares de ces malades». Dernièrement à Djelfa un homme coiffeur tue son père avec un grand couteau de boucher. Il l'égorge après l'avoir poignardé à plusieurs reprises. Son père était plus costaud que lui. La scène de crime était le salon de coiffure qui appartient au défunt père et qui a été mis à disposition du fils libéré de l'hôpital psychiatrique avec une ordonnance impérative de médicaments calmants. Ce n'est pas son premier crime. En 2013 il avait assassiné sa mère. Tout Djelfa est sous le choc. Il est issu d'une famille humble et dont les grands parents sont des saints patrons d'une région aux limites de Djelfa. D'ailleurs, ils n'arrivent plus à comprendre. Ils sont confus et disent que cet acte fait mal à toute la tribut, non diront d'autres qui désignent le destin comme fatalité et responsable. Par contre, la vox populi n'est pas clémente. Certaines personnes animatrices de discussions de café vont chacun à sa manière développer l'information. Ils vont vite en besogne. Ils ont même formaté l'opinion publique. Comme cela a été le cas des sages-femmes. Ils usent de tous les moyens pour moyenner leur parole en cas de nécessité. Ils ont raconté des dizaines de versions. Il y a bien sûr d'autres, certainement téléguidés, qui entretiennent la rumeur et l'intox. Il y a ceux qui agissent pour des desseins politiciens. Même ce malheur a été mobilisé pour des desseins mesquins.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djilali Harfouche
Source : www.lnr-dz.com