Le statut des praticiens spécialistes, la loi sur la santé, la carte sanitaire ou encore l'affaire du décès tragique d'une parturiente à Djelfa. Il s'agit des questions évoquées, hier, par le président du syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP), le Dr Yousfi Mohamed, lors d'une conférence de presse.Abder Bettache - Alger (Le Soir) - La conférence de presse animée hier par le président du SNPSSP se veut, selon lui, comme le coup d'envoi de la rentrée sociale. Et pour marquer de son empreinte cet événement, Dr Yousfi a dressé la situation du secteur de la santé, qui selon lui est «réellement à la croisée des chemins, si les autorités n'affichent pas leur volonté politique pour mettre définitivement de l'ordre dans cet important secteur».
A ce propos, le président du SNPSSP a réitéré les principes fondamentaux qui guident son organisation, à savoir «la défense d'un secteur public fort et la réhabilitation du praticien public». Mais pour atteindre cet objectif, ajoute le conférencier, «il faut que la loi sur la santé soit libérée», arguant que «cette loi, si elle venait à voir le jour, définira les rèles et les responsabilités des différents intervenants du secteur de la santé». A ce titre, le conférencier est revenu longuement sur les principales revendications des praticiens spécialistes de la santé publique. Il cite notamment la question des indemnités, le deux poids deux mesures de l'imposition, ou encore l'organisation du concours du médecin spécialiste.
Mais pour régler toutes ces questions, le conférencier a plaidé pour «l'approbation de la loi sur la santé. «C'est cette loi qui va mettre de l'ordre dans le secteur et tracera les contours de ce que sera la médecine de notre pays», a-t-il expliqué, tout en réitérant la satisfaction de l'organisation qu'il préside de «la décision du gouvernement d'inscrire dans son plan d'action présenté dernièrement devant le parlement comme moyen d'assurer un meilleur encadrement médical à travers le pays, la mise en place de nouvelles mesures initiatives pour assurer la stabilité des praticiens spécialistes dans le secteur public, y compris dans les régions des hauts-plateaux et du sud».
En d'autres termes, le président du SNPSSP a plaidé pour une «politique de santé claire», qui sera «définie dans le projet de loi relatif à la santé déjà déposé au niveau du parlement, texte attendu depuis plusieurs années par les professionnels de la santé pour remplacer le cadre réglementaire obsolète actuel et permettre ainsi de mener à bien les réformes plus que jamais nécessaires».
D'ailleurs, le conférencier s'est interrogé «pourquoi ce projet de loi n'est toujours pas inscrit au programme des travaux du parlement», tout en demandant aux pouvoirs publics «de ne pas céder aux pressions de ceux qui, au nom d'intérêts occultes, souhaitent que l'étude de cette loi soit différée encore davantage». D'ailleurs, le conférencier n'a pas raté l'opportunité pour appeler «les cliniques privées à respecter les lois», rappelant que le secteur de la santé tant chez «le privé que le public doit être au service du patient».
La rentrée sociale, c'est également l'affaire du décès tragique d'une parturiente et de son enfant à Djelfa et la mise sous mandat de dépôt d'une gynécologue.
Pour M. Yousfi, «ce qui s'est passé à Djelfa a eu lieu déjà dans le passé et cette situation est la conséquence directe de la situation qui prévaut dans le secteur de la santé». «Le SNPSSP fait confiance à la justice de notre pays. Toutefois, il déplore les faits ayant entouré ce décès, donnant ainsi à penser qu'il y avait négligence de la part des professionnels de la santé». «Le SNPSSP déplore vivement la surenchère à laquelle se livrent certaines parties, en exploitant cette affaire à des fins qui leur sont propres. Pour notre part, nous sommes convaincus que les professionnels de la santé doivent contenir le débat concernant l'amélioration à la fois des conditions de travail des personnels et de l'amélioration du fonctionnement de nos établissements hospitaliers dans un cadre professionnel idoine».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com