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Ces partis qui se réveillent de leur hibernation



Ces partis qui se réveillent de leur hibernation
Portés disparus depuis au moins la dernière échéance électorale, bon nombre de partis politiques redécouvrent les vertus du terrain à l'approche des législatives de 2017. C'est ainsi que des invitations et des communiqués informant d'activités partisanes très denses inondent les rédactions ces derniers jours. Des sigles dont on avait même oublié l'existence, et qu'il est difficile d'ailleurs de retenir, font, comme par enchantement, leur réapparition sur la scène. Mieux encore, ils souhaitent et réclament même une large couverture médiatique ! Existence "conjoncturelle" oblige, c'est désormais la course vers le citoyen pour certains, alors que pour d'autres, il suffit de faire la figuration demandée pour justifier les quotas ordinairement attribués. C'est ainsi que le parti de Fawzi Rebaïne, Ahd 54, se réveille de son hibernation qui aura duré plus de deux ans.Soit depuis sa participation à l'élection présidentielle d'avril 2014. Il faut dire que l'argent attribué aux candidats participants les oblige à animer quelques meetings. C'est ainsi que ce parti, comme beaucoup d'autres, n'a rappelé son existence à aucun moment, et l'on sait que bien des événements auraient dû susciter une réaction, à défaut d'une analyse. Fawzi Rebaïne, qui animait, hier, un meeting à Batna, s'est contenté tout au long de cette période de rares conférences de presse. El-Islah, l'autre parti dont le sigle n'est plus visible que dans le cadre de l'Instance de coordination et de suivi de l'opposition (Icso), ou encore lorsqu'il s'agit de saper les réformes de l'éducation nationale, tenait une activité partisane, hier, à Djelfa. Inutile de citer tous les autres partis politiques dont le pouvoir semble bien s'accommoder de la léthargie, et qu'il sait récompenser le moment venu. Le meilleur exemple est peut-être celui du Front national algérien (FNA) de Moussa Touati, à qui, rappelons-le, le pouvoir avait accordé un score faisant de lui la troisième force politique du pays aux législatives de 2007. Tout comme son collègue d'Ahd 54, Moussa Touati, qui avait disparu des radars depuis sa participation à la présidentielle d'avril 2014, n'a pas jugé utile d'engager son parti, même lorsque le débat faisait rage, l'été dernier, sur bon nombre de questions qui touchent carrément aux fondements de la nation. Il faut dire, cependant, que ce phénomène d'"éclipse politique", puis de réapparition "éclair", le temps d'un scrutin, n'est pas nouveau en Algérie. Mais depuis les législatives de 2012 et, un peu plus tard, le quatrième mandat, cette pratique semble être devenue la règle. Hormis quelques formations qui tentent tant bien que mal de s'affirmer, toute cette armada de partis "fantoches" autorisés dans le sillage des "réformes politiques" d'Abdelaziz Bouteflika donnent l'image d'un Etat politiquement figé.Mehdi Mehenni
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